vendredi 18 avril 2014

[JEUX VIDEO] TEST FOLKLORE

Je dois dire que pour ce jeu c'est surtout la jaquette qui m'avait attiré, puis l'univers décrit dans le résumé. FOLKLORE est sorti en 2007 chez nous, par Sony et développé par Game Republic (DRAGON BALL ORIGINS DS, MAJIN AND THE FORSAKEN PS3, KNIGHT CONTRACT PS3). C'est un jeu d'action RPG qui combine les contes, les récits, les rites, les croyances des peuples pour former le folklore, d'où le titre.
Pour la petite info culturelle, sachez que dès le XIXe siècle, on entreprend de faire l'éducation du peuple à son propre folklore, lequel apparaît comme menacé de disparition sous les effets de la modernité et de l'urbanisation. Les créateurs ont-ils voulu nous faire un petit rappel? Apparemment oui. Et je trouve cette idée pas mal du tout. Où est-ce tout simplement prétexte à un décors et un environnement riche d'imagination? Peut-être. Je dirais qu'on s'en moque, car tout ce qu'on va trouver dans le jeu est plaisant à voir.

Attention, tout les folklores ne sont pas mélangés dans ce jeu, il s'agira uniquement de celui de l'Irlande. Et pour ce qui est du réél, c'est le village de Doolin qui existe vraiment ("Doolin est une petite ville côtière du Comté de Clare en Irlande située sur la côte atlantique" réf Wiki). On remarquera sur les vêtements des perso quelques motifs de noeuds celtes rappelant que nous sommes en Irlande. Voilà, à part ca, ce n'était vraiment pas si évident de le savoir.

Passons au spitch de l'histoire: Le premier personnage, Ellen, est orpheline depuis 17 ans (elle en a 22). Sa mère est décédé et elle n'a aucun souvenir (comme de par hasard) du passé. Pourtant, elle reçoit une lettre d'elle dans laquelle elle lui demande de se rendre à Doolin. Le deuxième c'est Keats. Il est journaliste enquêteur pour un magasine de paranormal. Il va recevoir un appel téléphonique d'une femme qui lui dit qu'il y a eu un meurtre dans le village de Doolin. Même s'il prend cet appel pour un canular, sa curiosité naturelle de journaliste prend le dessus. Ellen elle est super enthousiaste d'entreprendre ce voyage. Nos 2 "héros", (à part égal j'ai envie de dire, vous verrez pourquoi après), vont donc se croiser dans ces circonstances mystérieuses pour mener l'enquête. Faut bien avouer que tout comme les perso on a envie de savoir et que l'intrigue mérite qu'on se penche dessus.

Le jeu est entièrement en français. Ca fait certes plaisir, sauf que j'ai vraiment eu l'impression que les personnages récitaient un texte de dictée. Ce qui a pour conséquence d'enlever toute crédibilité émotive. Niveau graphismes, c'est très coloré, pas des plus beau mais mignon. Il y a peu de cinématiques et c'est dommage car elles sont sympathiques à voir. Les cut scene sont sous forme de comic strip... exactement ce que je déteste dans un jeu de console de salon.

Côté musique c'est très contradictoire. Je vais mettre que quelques exemples. Prenons A Mysterious Door la musique du début, elle est pas mal, ca annonce que du bon pour la suite. Mais alors Where the Soul Goes la musique de fin est superbe! Au 0:37 j'ai cru entendre une musique de films du style Legend, Harry Potter etc... Celles qu'on entend quand on se trouve dans le Netherworld sont belles aussi: The Netherworld, Under a Fallen Star (au violon, simple mais efficace). The Forgotten Village qui ressemble à une musique qui pourrait se trouver dans un Final Fantasy. Bon après quand on regarde la jaquette de l'OST on voit que derrière y'a pas n'importe qui non plus. Monsieur Kenji Kawai pour les plus connus. Après y'a pas mal de musiques quelconques, voir agaçantes. Celles pendant les combats c'est l'horreur. En tout cas, ce qu'on ne peut pas reprocher à la bande son, c'est qu'elle colle parfaitement à l'ambiance mystérieuse, ésotérique du jeu.

Bon, venons en à ce qui nous intéresse, le gameplay de Folklore. Franchement si sur la notice le jeu dépote, dans le réel j'ai vite déchanté. D'emblée, je le dis, je suis vraiment déçue car j'avais totalement accroché à l'univers mystérieux et paranormal de ce jeu qui en plus touche au folklore. Domaine que j'apprécie. Bref, Ellen simple mortel aurait été bien faible si elle ne s'était pas vu accordé des pouvoirs magiques quand elle se trouve dans l'autre monde. Elle arbora plusieurs tenues (appelé "cape") au cours du jeu qui lui confère des pouvoirs différents. Alors que Keats lui subira une transcendance pour se transformer en gardien quand le joueur le souhaitera avec R3 et L3 à condition que sa jauge de points de transcendance soit pleine. Là, je ne comprend pas du tout, avec l'énorme potentiel de la transcendance de Keats qui est sublime et géniale (c'était d'ailleurs l'une de mes scènes préférées du jeu) pourquoi ca n'a pas été plus travaillé et pousser. Car avec un physique et un charisme pareil on n'a pas l'impression d'être tout puissant. Entre les jolies tenues de Ellen et la putain de transformation de Keats, moi je dis OUI à Keats!
Pour moi y'a pas photo, Keats à plus de gueule avec sa transcendance que Ellen avec ses capes
Le jeu comprend 7 chapitres qu'il vous faudra en vrai doubler si vous faite l'histoire pour les 2 personnages! En soit le cheminement ne change pas, par contre le point de vue lui change et apporte des précisions supplémentaires sur notre enquête. Des fois le choix que vous ferez pour un perso interférera sur l'autre. Si on le souhaite, on peut changer de personnage à chaque fin de chapitre. Je vous l'avoue j'ai abandonné le jeu, peut être que je le reprendrais quand vraiment je n'aurai plus d'autres jeux "interessants" à me mettre sous la dent.
Sur l'ile de Doolin il y a 13 lieux différents. Vous irez visiter chacun d'entre eux et pourrez parler aux habitants. Ahhhh les habitants...une fois qu'une personne vous aura lacher les informations en relations avec votre progression dans votre enquête, il vous re répétera la même chose ou vous enverra chier. Bah wouais lol. Le tavernier du Pub, vous proposera des quêtes annexes si vous voulez prolonger votre temps de jeu et gagner des items, mais surtout des folks. En fait, on pourrait faire un cheminement: on enquête dans Doolin -> on cherche un "memento" pour ouvrir le portail du Neitherworld -> on va dans le Neitherworld pour continuer l'enquête, pour up, tuer le boss pour obtenir un message -> on revient à Doolin et on transmet le message. Mouais.

Maintenant parlons combat et leveling. Dans Folklore, pour attaquer les ennemis il faut invoquer des folks. Les folks se sont des créatures imaginaires dotaient d'une technique d'attaque spécifique. Il y a 113 sortes de folks. Lors de combat, on doit jongler entre nos folks pour tuer les différents types d'ennemis. Même si on rencontre des tonnes de fois les mêmes folks dans un lieux, le bestiaires est tout de même variés puisque comme je viens de le dire y'en a 113. Personnellement, direct j'ai fait un rapprochement avec les créatures que l'on trouve dans les films d'anime Ghibli. Vous ne trouvez pas?
A droite créature dans Folklore et à gauche créature dans Le Voyage de Chihiro
Les 6 capes différentes pour Ellen. La 5ème est la plus réusie.
Une fois un ennemi assez tabassé il est assommé, son ID (âme) sort de son corps et apparait en rose. Vous devez l'absorber! Pour cela il faut agiter la manette d'avant en arrière comme un demi mouvement de rotation qui déclenche le système Sixaxis. Il vous sera demandez un timing en fonction du folk. Ce qui met un peu de challenge, car lorsque vous ratez un folk rare, je peux vous dire que ca fout les boules. Si c'est un folk que vous n'aviez jamais rencontré et que vous le capturez, il s'ajoutera à votre collection. En attraper vous fait gagner de l'EXP, d'ailleurs plus vous en attrapez en même temps plus la quantité d'EXP augmente. On peut modifier son équipe de folks quand on le souhaite, et la complexité du jeu vous forcera de toute façon à remanier votre équipe assez souvent.

Ma conclusion: Je n'ai pas aimé les innombrables conversations en bande dessiné, cependant je me sentais obligé de les regarder vu qu'il y a des informations. J'avais envie de jouer avec Keats, mais j'avais l'impression de taper comme une moule, du coup je faisais la plus grosse partie du jeu avec Ellen. Il faut faire d'interminable aller retour pour up ses folks, car des boss sont vraiment ardus... (non allez je lache le mot: "casse couilles"). J'avais mal aux poignets à force de capturer les âmes des folks lol. Y'avait de l'idée et du potentiel dans ce Folklore, mais le jeu devient monotone et chiant à force.

NOTE: 11/20


© Ce n'est que mon avis et opinion, ma façon d'interpréter les choses parmi tant d'autres. Libre à chacun d'être d'accord ou pas, mais on n'impose pas son point de vue aux autres. Donc modérez vos paroles et respectez ce blog et les gens. Merci.

mercredi 19 mars 2014

[FILM] BREF, J'AI VU GRAVITY

Bon voilà, comme j'ai trop d'articles en brouillon parce qu'en fait ca me demande trop de temps de faire un article complet sur les films qui m'ont marqué, je vais désormais faire un résumé des films que je trouve mouais bof dans ce que j'appellerai "Bref, j'ai vu".
Je vais commencer avec celui dont on entend parler de partout, GRAVITY. Je vais vous dire un truc, depuis le temps, moi quand j'entend trop de choses sur un film à cause de tout le tintouin promotionnel, je pars du mauvais pied. Bah ca confirme la règle avec ce Gravity. Je vous met le pitch au cas où le film vous tenterez tout de même (après je vous conseille de le regarder quand même en 3D et sur un écran assez grand  histoire d'apprécier la seule chose appréciable et de ne pas mourir idiot comme on dit).

Pour sa première expédition à bord d'une navette spatiale, le docteur Ryan Stone, brillante experte en ingénierie médicale, accompagne l'astronaute chevronné Matt Kowalsky. Mais alors qu'il s'agit apparemment d'une banale sortie dans l'espace, une catastrophe se produit. Lorsque la navette est pulvérisée, Stone et Kowalsky se retrouvent totalement seuls, livrés à eux-mêmes dans l'univers. Le silence assourdissant autour d'eux leur indique qu'ils ont perdu tout contact avec la Terre - et la moindre chance d'être sauvés. Peu à peu, ils cèdent à la panique, d'autant plus qu'à chaque respiration, ils consomment un peu plus les quelques réserves d'oxygène qu'il leur reste.
Mais c'est peut-être en s'enfonçant plus loin encore dans l'immensité terrifiante de l'espace qu'ils trouveront le moyen de rentrer sur Terre... (crédits: Allocine)


Sinon l'histoire? Bah en fait l'histoire du film n'est clairement pas le point fort de ce film. Certes c'est du 8 clos vous me direz, mais tout de même, on se fait chier quoi. J'ai vu du 8 clos bien plus palpitant. Après c'est sur, Ryan est seule tout le long du film donc ca n'arrange pas. Y'a bien UN moment qui m'a surprise [SPOIL] quand Matt arrive à la capsule et qu'en fait c'était le manque d'oxygène qui lui donnait des hallucinations. Puis le fait que tout d'un coup elle s'accroche à la vie pour faire honneur à sa fille morte c'est tellement vu et revu que ca ne m'a pas donné d'émotions.
En fait, le film traite un point très important. Mais ca, fallait déjà le savoir avant de regarder le film et ils auraient dû en parler. C'est le syndrome de Kessler. Ca, ca m'interesse! Le fait que dans l'espace se soit le silence complet etc je m'en tape on le sait et on le voit dans plein de films. Mais le fait que depuis des années les satellites hors d'usages et qui donc se dégradent, puis forment des déchets se ballade dans l'espace, ca j'aime bien. Parce que c'est vrai que je m'étais jamais posé la question de savoir ce que devenaient les débris. Je n'aurais jamais pensé qu'ils laissaient tout en plan. Du coup, faut pas qu'ils se plaignent qu'ils ont un risque de se reprendre tout dans la gueule.

La force du film, le visuel. Si je me suis fait chier face à l'histoire, le visuel m'a laissé pantoise! Putain que c'est beau et réaliste. Je pensais qu'il y avait plein de réel là dedans, mais pas du tout, tout est fabriqué numériquement, infographiquement c'est un truc de ouf. Si, la capsule Soyouz est vraie, c'est déjà ca lol. Vraiment c'est magnifique et j'ai adoré le silence réel de l'espace face à sa splendeur. Et se contraste de panoramiques silencieux alors que des débris défoncent les stations ou explosent.
Chapeau bas aux acteurs qui ont du énormément travailler pour reproduire des mouvements en fausse apesanteur.


L'émotion, l'angoisse: bah j'en n'ai pas eu. Pas parce que les acteurs jouent mal, ou que la gravité de ce qui se passe pour cette personne loin de tout, livré à elle même, allant de catastrophe en catastrophe, mais parce que je n'arrivais pas à m'imaginer ce que provoque l'apesanteur. Du coup, bien que je me suis dit "oh putain, tournoyer comme ca pendant 20 minutes ca doit être horrible" je ne parvenais pas à rentrer dans l'angoisse du film. Bref, pour moi, la note que je vais mettre, c'est pour la beauté des images et du travail:



NOTE: 11/20


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vendredi 14 mars 2014

[FILM] CONSTANTINE Part.2/2

Je crois que la réplique la plus emblématique est certainement celle la: C'est Constantine, John Constantine pauvre con. (Avant d'expulser un démon). Alors que personnellement, la réplique que j'adore c'est celle-ci:
- Vous descendez ? (une femme)
- Pas si je peux éviter. (John). En fait, nous ce qu'on pense, c'est que ce film a été très mal compris du publique, les dialogues n'ont pas été saisi et le second et 3ème degrès non plus! C'est vraiment dommage car si il n'avait pas été autant critiqué ou boudé, on aurait eu une suite et même une série. On pense aussi que les fans du comics ont comme d'hab fait chiés avec leur "ce ne ressemble pas, ce n'est pas bien adapté" parce que les gens n'ont toujours pas compris qu'une adaptation c'est libre. Que ca ne veut pas dire "pareil" mais "inspiré de".
De plus, LE CASTING est phénoménale. Franchement, qui de mieux que Keanu Reeves pouvait joué John Constantine un mec hautain, blasé, sur de lui, cynique? Personne. Gabirel interprété par Tilda Swinton est parfaite dans le rôle de cet ange androgyne ayant elle même cette particularité physique. Shia LaBoeuf avec sa tête toute jeunotte, de bon copain qui essaye de montrer qu'il peut être pris au sérieux est bien trouvé pour jouer Chaz. Qui de mieux que Peter Stormare avec son nez légérement crochu, sa tête prédisposé à faire le vilain pouvait faire Lucifer.
LE VISUEL PAR MERLIN
La lumière 
Souvent représenté par des néons ou une source artificielle, la lumière est toujours présente ou non loin. Mais on remarquera qu’il y a la plupart du temps une confrontation entre les hommes, les hybrides et la lumière. En effet les sources lumineuses les entoures mais elles sont souvent éloignés, disparaissent, séparés. Il y a quelques scènes qui selon moi ont plus d’impact. La scène dans la rue où les démons viennent attaqués John et Angela, je trouve magnifique le plan sur la Vierge Marie dans la vitrine, qui s’allume et celui où elle s’éteint. Là encore des plans remplis d’allusions, surtout celui qui nous montre Isabelle au premier plan et le grillage là sépare de la Vierge qui tend ses bras

Les enfers
« Un espace abstrait […] un vaste trou noir » Le réalisateur a fait des recherches sur les peintres en autre de la Renaissance sur la représentation des enfers. Dans Constantine, on remarquera que le chaos et les enfers se traduisent par un monde en fournaise ou des démons grouillent de partout. Son interprétation est donc un enfer moderne, un Los Angeles sous le chaos, qui se traduit par « le monde à l’envers ». 
On retrouve donc des esprits, démons hybrides, de la possession. Ces êtres se distinguent par le souffre, les insectes, le noir, les ombres, la vanité et autres péchés, l’indication de plusieurs bible etc. Il y a donc ce qui viennent d’en bas sur terre qui sont des esprits ou des hybrides. La présence de l’araignée prise au piège dans la fumée mais surtout celle du crabe et forte de symbolisation obscur naturellement (sauf si vous êtes chinois ou cambodgiens, là c’est bénéfique), elle rappelle entre autre la maladie qu’a John et sa peur. Surtout que l’on nous montre un plan avec un panneau publicitaire « Il vous reste peu de temps… ». 
Un bémol malgré tout est à donner. En effet la hiérarchie n’est pas suivie, Mammon en réalité n’est pas le fils de Satan. Concernant Gabriel, les catholiques peuvent s’insurger et ne pas comprendre pourquoi il est sur terre et prend part à cette histoire. Bon après on retrouve l’idée que les Nazis sont le mal absolue également…

L’importance des couleurs
Dans Constantine on s’aperçoit que certaines couleurs apparaissent à des moments bien précis créant l’atmosphère des lieux. Dans le club où se trouvent les hybrides l’ambiance est rouge, quand John et son élève rentre et sortent du club pour combattre l’ambiance est toujours rouge. La couleur rouge est définitivement liée au mal quand Lucifer dit à John «un parc d’attraction pleins de rouge carmin t’attend ».
La première partie du film du Mexique à l’exorcisme la lumière est dans les tons orangés. Quand nous sommes dans la ville, il y a la clarté et la pénombre. La partie de la piscine est dans les tons bleutés, vert et en prenant en compte la froideur de l’hôpital.
Les personnages principaux ont tous des couleurs qui les définissent.
Les décors
Il y aurait beaucoup à dire sur les décors mais je vais juste en parler en 2 points, qui me paraissent les plus intéressants. Au chapitre du combat à la piscine.
A partir du « dans la lumière je t’appel » et Gabriel qui nous apparait en camisole, cette partie est pour moi la plus fascinante du film. Bon déjà la piscine est comme par hasard en forme de crois, l’air de rien si la piscine aurait été rectangulaire ça ne serait pas le même impact. Encore moins quand on voit en contre plongé Isabelle atterrir (en croix) dans la piscine. Le blanc de Gabriel n’est plus la pureté mais un blanc de folie, elle balaye John par son souffle (rappelons que les seuls à utiliser un souffle divin sont les méchants, l’hybride qui changea l’eau et là Gabriel pour blesser John) et l’enferme dans l’autre pièce. Encore une fois, nous avons beaucoup dans d’allusions et de symbolique dans ce chapitre. Quand John se suicide, contre plongé et la lumière de la sortie de secours clignote. Non seulement il n’y a plus d’issus mais en plus cela annonce l’arrivée de son pote lulu.
Comme je le disais plus haut le film joue sur des ambiguïtés entre les frontières du bien et du mal, là encore quand on voit le diable en costume blanc, on peut se poser des questions. Il faut également parler de son apparition, il arrive dans haut et on cadre sur ses pieds où du goudron dégouline. Le diable est ainsi relié à John, il a des actions dans les « cancerétes » (du goudron en sommes !)
Le cadrage et les encadrements
Le cadrage est les points de vue ne sont pas anodins dans Constantine, oui ce n’est jamais pour le plaisir dans un film. Mais dans le film la caméra devient un œil à part entière ! On suit John, parfois c’est comme si on l’espionnait (sommes nous à la place de Dieu, lulu ?). Il y a même un moment où John éclabousse la caméra en jetant au loin le crabe dans la rue. Souvent la caméra nous place de loin ou nous met à la même hauteur que ce que l’on doit voir (on suit l’objet comme la bassine, on voit Midnight de loin comme accroupie derrière son bureau)..
Les encadrements et la profondeur sont également importants dans cette construction des images. On retrouve très souvent des longs chemins, des longues pièces ainsi que les couloirs. Quand John dit qu’il doit manger, il y a un plan où la caméra recule de l’appartement et sort par la porte. On peut citer également le passage où John va combattre Balthazar, à un moment la caméra sort et rentre dans la salle de conférence par une porte.
Je pense ainsi que les passages des portes et les encadrements sont capitales dans l’histoire.

NOTE15 moi, 16/20 Merlin


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[FILM] CONSTANTINE Part.1/2

ARTICLE EN COOPERATION AVEC MERLIN
Nous continuons notre tour d'horizon de nos films cultes, alors bonne lecture. Nous ne ferons aucunes comparaisons avec le comic HELLBLAZER (1988 à aujourd'hui) d'Alan Moore car nous ne l'avons jamais eu entre les mains ce comic book. Ce n'est pas l'envie qui nous manque, c'est comme toujours une histoire de budget. Nous aborderons donc que le film CONSTANTINE (2005) de Francis Lawrence. Pour une raison qu'on ignore toujours (oui car les gens ne savent pas argumenter) rien que dans notre entourage ce film n'est pas apprécié et dénigré... Est-ce parce que les dialogues cyniques et l'humour noir n'ont pas été compris? Est-ce parce que le film à un rythme particulier? Est-ce parce qu'on n'aime pas qu'on touche aux codes bien défini du mal et du bien? Ou est-ce parce que Keanu Reeves joue "trop" à la perfection son rôle? Et bien c'est ce qu'on va tenter de voir tout de suite:


AMBIANCE, DIALOGUES ET HUMOUR
[SPOIL] S'il y a des prénoms de personnages qu'on ne retient pas, en tout cas celui de Pablo on ne l'oublie pas! Et pour cause, dès la 1ère scène, Pablo le mexicain fauché trouve la Lance du destin en creusant le sol, puis se fait percuter de plein fouet par une voiture alors qu'il traversait gentiment la rue. Cette scène tragique et ironique, est mémorable et va donner le ton pour la suite! L'univers de Constantine nous montre une société où l'au-delas n'est pas perçue de la même façon pour chacun ou même pas perçue du tout, pourtant l'autre monde existe bien. L'atmosphère est très lourde, très sombre et la personnalité de John n'arrange pas se ressenti. Angela apporte une lueur d'espoir à l'ensemble mais elle est très vite "salie" puisqu'elle fait parti du projet du mal (elle est le vaisseau de Mammon). Même Chaz ne nous offre pas d'espoir, vu qu'il meurt, lui qui aurait pu être la relève de John. Hennessy qui est prêtre plonge souvent dans la bouteille ne supportant plus d'entendre les voix de l'au-dela. Enfin, Papa Midnight nous frustre de ne pas aider plus que ca étant donné qu'il a fait le serment de rester neutre dans le conflit entre "le bien et le mal".
Bref, tout au long du film, ces personnages ainsi que ceux de second plans, nous rappellent que si le bien existe, le mal aussi. Que la lutte contre l'armée du mal sème la mort partout et dans l'entourage de John (y'a qu' Angela et Midnight de vivants en fin de compte).
A de très nombreuses reprises, le film nous fait réfléchir et osciller entre "mais si, le Paradis existe","non, après la mort y'a rien à part la désolation", "du coup si le mal existe, le bien aussi?". Car pendant une bonne grosse partie du film c'est vrai qu'on ne voit que les ravages de l'enfer sur Terre, pas un signe de bien. Il faut dire que même nous, spectateur on n'y croit plus tant les arguments de John sont pertinents. Il dira par exemple: 
- Je crois que Dieu a un plan pour chacun d’entre nous. (Angela)
- Dieu n’est qu’un gamin qui joue avec une fourmilière, madame. Il n’a aucun plan. (John)
Angela croit en Dieu, c'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle veut sauver sa soeur qui pour elle ne s'est pas suicider et dois avoir accès au Paradis. C'est même très paradoxal comme réaction, car elle ne croit pas en Satan, pourtant si elle souhaite que sa soeur aille au Paradis comme elle le mérite, c'est bien qu'en attendant elle est autre part. On retiendra ce dialogue:
-C’est amusant quand un homme bat sa femme à mort, c’est amusant quand une mère noie son propre bébé et vous pensez que le diable en est responsable. L’espèce humaine est mauvaise.
-Vous avez raison, nous venons au monde capable du pire, mais parfois quelque chose se présente qui nous donne juste le bon coup de pouce qu’ils nous fallais.
-Voilà qui est particulièrement instructif, mais je ne crois pas au diable !
-Vous devriez, parce que lui croit en vous . (Nous adorons cette dernière réplique!!!) De toute façon John a un excellent réparti, car après tout il est confronté au mal tout le temps au point que pour lui c'est banal, c'est une sorte de routine, il fait son "job" sans émotions. En sachant ce qu'il y a dans la mort, il pourrait justement parler avec un peu plus de compassion aux gens, mais le fait qu'il soit blasé (et aussi à cause de sa mort prochaine) il ne le fait pas. Bref, notons que cette dernière réplique sous entend quelque chose qui sera clairement dit par la suite "Vous devriez, parce que lui croit en vous". On sait déjà que l'enfer autorise ses créatures à venir sur Terre via la possession par rapport au début du film. Qu'il y a la règle bien connu de tous: ceux qui ont une bonne conduite vont au paradis, les autres et les suicidés en enfer.

LE gros point du film, c'est que l'enfer, via Balthazar, ne va plus se conformer aux règles. En effet, bien que toutes interventions divines soient interdites, Balthazar va pousser les humains à se suicider pour gagner des âmes en Enfer. Stratégie légitime puisque pour lui nous sommes rien. 
Par contre, il y a quelqu'un qui c'est rangé de son côté, dont on ne devine pas l'identité avant un bon moment, c'est Gabriel. Cependant ce n'est pas du tout pour les mêmes raisons que Balthazar
Elle l'explique dans ce dialogue clé: Vous avez recu ce précieux cadeau, n'est-ce pas ?!
A chacun de vous le Créateur a accordé la rédemption.
Meurtrier, violeur et pédophile.
Tous vous n'avez qu'à vous repentir et Dieu vous accueille au sein de son royaume.
Dans tous les mondes, dans tout l'univers : aucune autre créature ne peut s'en vanter.
Sauf l'humain. Ca n'est pas juste.
Si notre si gentil Dieu vous aime autant, alors je vais vous rendre digne de son amour.
Je vous observe depuis longtemps.
Il n'y a que face à l'horreur que vous montré vraiment la noblesse qui est en vous.
Et vous êtes capables de tant de noblesse...
Donc ; je vais faire naître la souffrance, je vais faire naître l'horreur...
Afin que vous puissiez vous élevez au dessus.
Ainsi ceux qui d'entre vous survivrait à ce règne de l'enfer sur terre:
Serait vraiment digne de l'amour que Dieu vous porte. Sérieusement, comment ne pas la comprendre? En plus, c'est le genre de propos qui fait réfléchir.  Ce qu'elle dit, au fond, c'est carrément vrai à part pour les 4 dernières phrases qui sont l’extrême d'une fausse solution.
Gabriel a donc un rôle très fort, car elle brise les codes qu'on connaissait (évidemment des créatures de Dieu ou même Dieu lui même qui se retourne on a déjà vu ca, mais assez rarement).. Un ange qui défie Dieu et se range de l'autre côté c'est plutot atypique. Dialogues ou images, tout sert à nous montrer que Gabriel à sombrer: elle a un regard vide, elle tient des discours où seule la mort est solution, elle est habillé avec des bandelettes - des bracelets d'hopital ...
"Balthy" surnom donné à Balthazar, ou "Lulu" pour Satan (Lucifer donc), sont des petits noms employés par John comme si c'était ses potes ou pour montrer toute l’ironie qu'inspire ces personnages maléfiques pour John. Personnellement, déjà la scène quand Lucifer arrive est géniale part rapport à l'image, les effets trouvés (avec la suie brûlante qui dégouline, les clapotis qu'il fait avec sa langue tel un animal, les mimiques de visage, habillé de blanc alors qu'il est aux Enfers...), tant par les dialogues qu'ils échangent tout les 2.



A SUIVRE en partie 2


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