√ 🎮 Version jouée : Normale, Switch
√ 📆 Date de sortie : 23 novembre 2021
√ 🔍 Genre : Aventure
√ 💼 Editeur : Devolver Digital
√ 💡 Développeur : Acid Nerve
√ 💡 Développeur : Acid Nerve
√ 👪 Classification : 12+
√ 👀 Mode(s) : Jouable en solo
√ 🔊 Langue : Textes FR
√ 📋 Testé et écrit par : Camille
√ 💖 Partenariat : Cosmocover
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🅳eath’s Door a été dévoilé lors de l’ID@Xbox en mars 2021. Il est depuis disponible sur PC, Playstation 4 et 5 et Switch. Il est réalisé par le studio Acide Nerve, qui a déjà développé le titre à succès Titan Souls, et est édité par Devolver Digital. Mais que vaux et que nous réserve ce jeu indépendant?
Dans Death’s Door, on incarne un petit corbeau qui est chargé par la Commission des Faucheurs d’aller récupérer les âmes des êtres qui auraient dû, mais, ne veulent pas mourir. Le jeu débute au siège de la Commission, qui est un immense ensemble de bureaux administratifs, avec le même côté rébarbatif et la même joie de vivre que nos administrations françaises. Tout y est d’ailleurs en noir, gris et blanc, ce qui contraste énormément avec les mondes colorés dans lesquels on partira à la recherche des âmes. Ce siège sert également de gigantesque Hub, avec des portes qui se matérialiseront au fur et à mesure de l’aventure pour se rendre directement dans les régions que l’on a déjà découvert, un gain de temps certains. En passant une porte, toute notre énergie est restaurée, mais en contrepartie cela reboote également les ennemis lambdas déjà battus de la zone. C’est également au siège de la Commission que l’on pourra améliorer ses capacités (arme de poing, pouvoir, dextérité et esquive) en échange des âmes que l’on récolte en tuants les ennemis. Sachez qu'on en apprendra plus sur les affaires de cette fameuse Commission des Faucheurs au fil de l’aventure.
Côté environnement, le titre est très poétique, avec un univers à la Miyazaki, que ce soit au niveau des décors aux couleurs tantôt chatoyantes, tantôt sombres. Du chara-design avec ce monde magique, les animaux et même la grand-mère. Il en est de même avec l’histoire aux accents parfois philosophiques: on y aborde le refus de la mort, la peur de celle-ci, la perte et le deuil. Les décors sont relativement variés, propres aux différentes zones, et l’animation y est bien faite: flammes qui bougent, bourrasques de vent, plumes qui volent et feuilles qui s’éparpillent quand on court dedans, ombres au sol des nuages qui passent...c'est assez riche. L’environnement est très plaisant à découvrir et on en prend plein la vue! La BO n’est pas en reste, avec de magnifiques musiques qu’on dirait là encore sorties des studios Ghibli. Elles sont assez variées selon les zones, et adaptées aux combats, sans devenir trop stressantes comme dans certains jeux. Les bruitages sont également très bien faits, avec le bruit des pas, des feuilles mortes quand on marche dedans, des vases qui se brisent ou encore le sifflement de notre arme quand elle est en action.
La traduction française quant à elle est excellente, les dialogues sont bourrés d’humour et de jeux de mots bien réussis, ce qui ajoute au plaisir, le passage de la langue n'a rien retiré à l'ambiance voulue.
Il n’y a pas de map, mais ce n’est pas bien grave car des pancartes "aile de corbeau" sont là pour indiquer les grandes directions. Les différents mondes sont très bien organisés, un peu comme des dédales, mais au fil de l’avancée on débloque des raccourcis ce qui permet de ne pas refaire tout le chemin ni de rebattre tous les ennemis lorsque l’on meurt alors qu’on a déjà bien avancé dans la zone! C’est une idée très plaisante qui évite la frustration et l'abandon du jeu.
En parlant de la mort: elle n’est pas trop punitive justement grâce aux raccourcis débloqués (leviers à tirer, clés à débloquer, points à toucher…), mais attendez-vous à mourir souvent! On n’a que 4 points de vie, ce qui signifie qu’on ne peut être touché que 3 fois, ce qui peut, selon les circonstances, arriver rapidement (surtout si on tombe dans l’eau en essayant d’esquiver un ennemi). Il y a des fragments de cristaux à ramasser pour obtenir un point de vie supplémentaire, mais malheureusement on ne les rassemble pas rapidement. Quand on meurt, on revient à la dernière porte que l’on a ouverte, les ennemis réapparaitront comme je vous l'avez dit (ce qui peut être frustrant si on était à deux doigts de débloquer un nouveau raccourci). Petit bémol: les temps de chargement sont un peu longs, ce qui peut être pénible quand on décède souvent en essayant de battre un boss.
La façon de se soigner est assez jolie et originale: il s’agit de planter des graines que l’on collecte au fil de l’aventure dans des pots disséminés dans les mondes. Pas de potions de soin donc dans ce jeu, il faudra se montrer patient et prudent au combat! Les boss présentent une difficulté adaptée: ni trop faciles, ni trop durs, il faudra quand même mourir plusieurs fois pour comprendre tous leurs pattern qui se densifient à mesure de l’avancée du combat. Ces boss ne possèdent pas de barre de vie pour nous aider à savoir où l'on en est dans leurs PV, à la place ils se "fissurent" et laissent sortir de leur corps de plus en plus de lumière rouge (leur âme) à mesure qu’on les blesse. L’IA est bien calibrée, et on note une certaine anticipation de nos mouvements. Il faudra pour les battre utiliser tour à tour l’arme de poing et les pouvoirs (qui font ici figure d’armes à distance) quand trop s’approcher est dangereux. Mais pour recharger les pouvoirs, il est nécessaire de frapper au corps à corps, ce qui donne lieu à des chorégraphies bien orchestrées. Les mécaniques de combat font penser à Hollow Knight ou aux premiers Legend of Zelda.
Le système de puzzles est bien intégré, et si les énigmes environnementales permettant d’avancer sont assez simples, elles sont sympathiques et alternent agréablement avec les vagues d’ennemis. On s’y prend à scruter le décor en profondeur, d’autant qu’il y a de nombreux détails à noter et d’endroits inaccessibles (feux à allumer, murs à détruire…) où il faudra revenir plus tard quand on aura acquis d’autres pouvoir, ou parfois plus de puissance (boss optionnels).
En résumé, Death’s Door est un jeu très poétique à l’esthétique soignée, et on ne se lasse jamais de la bande son qui est une véritable pépite. Malgré des temps de chargement un peu longuets et une barre de vie parfois trop courte (et non, Death' Door n'est pas un roguelite), l’histoire et les nombreux boss, variés, rendent ce titre très intéressant et accrocheur. Les énigmes, collectables et succès à débloquer permettent d’allonger la durée de vie de ce titre où il fait bon évoluer, même parmi la mort. Il faudra compter une bonne dizaine d’heures pour les plus rapides, bien plus pour ceux qui veulent le terminer à 100%, ou sont trop impatients et passent trop souvent les portes de la mort! Dans tous les cas, il faudra revenir en arrière, car le jeu utilise les mécaniques d'un métroid vania. Les combats ne sont pas insurmontables, et les énigmes sont vraiment faciles pour permettre au plus grand nombre de se lancer dans cette aventure.
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© Tous droits réservés à Acid Nerve, Death's Door.
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