DRIZZLEPATH: Déja Vu
√ 🎮 Version jouée : Normale, Switch
√ 📆 Date de sortie : 24 novembre 2021
√ 🔍 Genre : Aventure
√ 💼 Editeur : Eastasiasoft
√ 💡 Développeur : Tonguç Bodur
√ 💡 Développeur : Tonguç Bodur
√ 👪 Classification : 12+
√ 👀 Mode(s) : Jouable en solo
√ 🔊 Langue : Textes EN
√ 📋 Testé et écrit par : Jambonneau
√ 💖 Partenariat : Eastasiasoft
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🆂alut tout le monde, et bienvenue sur le test de DRIZZLEPATH: Déjà Vu sur Switch! Enfilez vos chaussures de marche, gardez votre imperméable à portée de main, et nous voilà partis pour une courte randonnée dans la montagne.
Ce jeu, est la 10ème édité par Tonguç Bodur qui fait partie de la série des Drizzlepath, que je ne connaissais personnellement pas avant de tester cet opus. Le concept est assez simple: nous proposer un simulateur de marche associé à une narration, ici l'histoire d'un homme (mais racontée par une femme) qui gravit une montagne à la recherche de réponses sur son existence. Ça tombe bien: marcher pendant des heures et me prendre la tête avec des questions existentielles sont deux de mes passions!
Notre aventure en vue subjective commence...dans la mer, et déjà nous comprenons que les rencontres avec la faune locale seront mises en avant dans cet univers. Me voilà quelque peu décontenancée: ai-je atterri dans un Abzû - un peu moins chatoyant et vivant que l'original - ? Mais non, il me faut bel et bien sortir de l'eau (ce qui me prend quelques minutes car je ne trouve pas la berge: ça commence bien!). Une fois sortie de l'eau, je peux alors débuter mon épopée et déambuler à travers différents décors plus ou moins intéressants et plus ou moins peuplés. La narration débute très vite et l'ensemble m'évoque vaguement le jeu The First Tree, que j'avais beaucoup aimé.
Au niveau des contrôles, la prise en main est assez simple: nous pouvons marcher et...marcher plus vite. Le jeu propose même une option permettant à notre personnage d'avancer en mode automatique, laissant au joueur les seules tâches de profiter des paysages et de lire les sous-titres de la traduction (car le jeu est en V.O): si je n'en comprenais pas forcément l'intérêt au début de ma partie, j'ai vite appris à profiter de cette possibilité! En effet, le jeu est assez linéaire (moins que certains opus précédents si j'en crois les avis des joueurs), et surtout ne propose aucun collectible: une déception pour les gens qui, comme moi, aiment fouiller les moindres recoins et flirter avec le 100% !
Visuellement, le jeu est inégal: certains tableaux profitent ainsi d'une ambiance lumineuse et de couleurs variées et d'autres...se révèlent beaucoup moins appréciables à l'œil, d'autant que le jeu souffre parfois d'un clipping qui peut être dérangeant (sans aller jusqu'à ruiner l'expérience) et se montre parfois assez pixelisé.
Les animations ne sont pas non plus toutes réussies: certains animaux sont beaucoup trop statiques, quand les mouvements d'autres sont au contraire trop désordonnés et manquent de naturel! Il reste cependant très plaisant de croiser diverses créatures et de tenter de deviner quelles seront les suivantes, car il faut reconnaître qu'un effet de longueur peut vite se faire sentir alors que, paradoxalement, la durée de vie du jeu est très courte (une heure maximum). Pour briser la monotonie, le joueur pourra donc compter sur des événements tels que: des rencontres (soutenues par la narration), des changements de météo (symbolisés par de petites icônes en haut à droite de l'écran), le cycle jour/nuit, voir une partie du jeu en noir et blanc. Ainsi, le jeu semble être découpé en plusieurs tableaux, le passage de l'un à l'autre se faisant de manière fluide.
Évidemment, qui dit jeu narratif dit forcément bande son! Si aucune ne marquera foncièrement les esprits, les différentes musiques soutiennent de façon efficace les diverses phases du jeu, appuyant les émotions du personnage et les changements d'ambiances, des plus lumineuses aux plus sombres (sans jamais tomber dans de l'horrifique).
Le sound-design se montre un peu moins efficace: j'ai dénoté un manque de variété dans le panel des bruits de pas, qui restent les mêmes en cas de passage sur du plancher ou dans des herbes (mais se distinguant sur la neige ou dans des flaques). De même, les arbres ne bruissent pas lorsque nous les frôlons. Par contre, mention spéciale aux mugissements de certaines bestioles!
Évoquons maintenant le cœur du concept: la narration. Je précise ici que je suis une grande amatrice des jeux du genre et que je suis très bon public en ce qui concerne les jeux que d'autres trouveraient ennuyeux, trop courts, trop "mous". Sauf que voilà, sur Drizzlepath, j'ai été "les autres". Disons-le tout de suite: je n'ai pas trouvé l'écriture inspirée. Si je veux être sévère, je dirais même qu'il s'agissait plus d'aligner des poncifs assez communs et creux sur l'utilité (ou non) de nos existences que de nous immerger réellement dans une expérience narrative. Le point positif, c'est que chacun pourra se reconnaître dans les situations et questionnements très généraux évoqués. Le revers de la médaille, c'est le sentiment de ne pas vraiment comprendre où le jeu veut nous amener (et ce jusqu'à la chute, ou plutôt devrais-je dire jusqu'au sommet), car nous ne connaissons pas du tout l'histoire de notre personnage (sans la présentation officielle, je ne l'aurais pas comprise), finalement rien n'est évoqué à part des considérations assez superficielles sur la vie. Contrairement à The First Tree que je citais plus haut, il paraît très difficile d'éprouver de l'empathie ou de l'attachement envers le protagoniste, et ces émotions fortes que j'aime ressentir en jouant m'ont manquées. Évidemment, si l'on prend en compte le mode de jeu à la première personne et la narration volontairement généraliste, il est clair que le but des développeurs est de faire de nous le héros de ce voyage initiatique: il s'agit alors de réfléchir sur nous-mêmes, de nous offrir un moment de détente et d'introspection (pas forcément très profonde hélas) et non pas d'apprendre à connaître l'histoire de notre avatar. En ce sens, les personnes à la recherche d'un jeu calme, court et dépaysant devraient trouver leur compte!
Si le jeu ne me marquera pas durablement et qu'il reste à mon sens largement perfectible, certains(aines) d'entre vous lui reconnaîtront sûrement des qualités que je n'ai pas su lui voir, notamment vis-à-vis des opus précédents: peut-être n'était-il tout simplement pas l'heure pour moi d'aller me promener dans la montagne. Pour les autres, si vous êtes amateurs de jeu calme, de promenade contemplative, vous trouverez votre sentier avec ce "simulateur de marche" relaxant dans lequel les événements sont déclenchés non pas par l'interaction avec des objets, mais par l'exploration. A noter que Drizzlepath: Déjà vu existait déjà, cette version est une revisite avec une refonte de celle de 2015; ni une suite, ni un remake, mais une expérience autonome avec des références bonus pour ceux qui connaissent ses jeux précédents.
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© Tous droits réservés à Tonguç, Drizzlepath: déjà vu.
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