🆄n quotidien banal, un boulot banal, pas de quoi écrire une biographie me direz-vous ? Voila pourtant Sayaka Murata propulsée sur le devant de la scène littéraire en 2016 lors de la sortie de son livre en parti autobiographique intitulé La fille de la supérette (Konbini, dans sa version originale). D'ailleurs, l'écrivaine s'est vu attribuer le Prix Akutagawa (Prix littéraire le plus prestigieux et le plus médiatisé du Japon qui récompense des nouvelles et des romans courts, d'auteurs débutants).
L'ouvrage est simple en mots, langage, intrigue et est très abordable financièrement dans la version que je vous présente, donc si vous aimez ce genre de livre n'hésitez pas, c'est 6€90.
Mais de quoi parle ce livre? On suit Keiko Furukura dans son enfance jusqu'à ses 36 ans. Evidemment, vu le nombre de pages, le roman ne s'attarde pas sur tous les moments de sa vie, mais plutôt sur des souvenirs importants qui aident le lecteur à comprendre où veut en venir l'auteur. Cette personne, qui se sent différente, l'est surtout parce que son entourage n'a cessé de lui répéter toute sa vie qu'elle était anormale. Au point, que je la qualifierais de robot, tant elle s'évertue à cacher sa vraie nature et tant le soin à imiter les autres dans leur gestes et leur parlé (mot + intonation) est grand. Même si, moi aussi je la trouve parfois "étrange" dans ses réactions limite morbides, je comprends parfaitement ce qu'elle dénonce. Voici le résumé officiel:
Mais de quoi parle ce livre? On suit Keiko Furukura dans son enfance jusqu'à ses 36 ans. Evidemment, vu le nombre de pages, le roman ne s'attarde pas sur tous les moments de sa vie, mais plutôt sur des souvenirs importants qui aident le lecteur à comprendre où veut en venir l'auteur. Cette personne, qui se sent différente, l'est surtout parce que son entourage n'a cessé de lui répéter toute sa vie qu'elle était anormale. Au point, que je la qualifierais de robot, tant elle s'évertue à cacher sa vraie nature et tant le soin à imiter les autres dans leur gestes et leur parlé (mot + intonation) est grand. Même si, moi aussi je la trouve parfois "étrange" dans ses réactions limite morbides, je comprends parfaitement ce qu'elle dénonce. Voici le résumé officiel:
📌Depuis l’enfance, Keiko Furukura a toujours été en décalage par rapport à ses camarades. À trente-six ans, elle occupe un emploi de vendeuse dans un konbini, sorte de supérette japonaise ouverte 24h/24. En poste depuis dix-huit ans, elle n’a aucune intention de quitter sa petite boutique, au grand dam de son entourage qui s’inquiète de la voir toujours célibataire et précaire à un âge où ses amies de fac ont déjà toutes fondé une famille.
Le roman est une critique à peine masquée de la société japonaise qui doit se plier aux règles du plus grand nombre alors qu'au final cette manière de vivre ne rend pas forcément heureux les gens. En gros, le livre nous fait comprendre que les hommes doivent avoir un job, trouver une femme, se marier et avoir un travail qui rapporte. Les femmes elles, doivent se dépêcher de trouver un homme, puis faire des enfants. A plusieurs reprises, le roman suggère que plus le temps passe, plus la femme s'enlaidit, et elle n'est plus un bon parti à part pour des moins que rien ou pochtrons... Si la femme a un travail qui rapporte beaucoup, elle est comme exemptée d'avoir un mari et des enfants. Une perspective qui fait froid dans le dos et qui nous est bien décrite. L'entourage familiale, amicale et professionnel de Keiko, ne vont cessés de lui rappeler que quelque chose cloche chez elle vu qu'elle est seule donc sans fiancé/mari, sans enfants, et en plus seulement avec un job.
Ce que j'ai aimé, c'est qu'en occident nous avons les mêmes préjugés sur certains points, je peux vous le dire par expérience (et quelques exemples). Dès que je rencontre des connaissances, des amis, de la famille, que je n'ai pas vu depuis longtemps, j'ai le droit à la même rengaine: "tu n'as personne?" (dans le sens stable), "moi je suis marié(e)" dans le sens "ah..., pas toi.", "tu n'as pas d'enfants? Mais, tu n'en veux pas?" prononcé avec de l'incompréhension, comme si l'accomplissement de la vie c'était de faire des enfants... C'est dingue, après il y en a qui comprennent, je ne les mets pas tous dans le même panier, mais c'est chiant et l'air de rien ces personnes mettent des barrières entre nous, ou une sorte de malaise.
Parfois, j'ai de la chance, je tombe sur des personnes compréhensibles, mais aux pauses, où devant la machine à café, moi j'écoute (tout comme Keiko, qui a un moment de sa vie évité de parler). Parce que ces personnes n'ont pas d'autres sujets de conversations que leurs maisons/foyers, maris/fiancés, enfants... Je ne sais pas, moi j'ai plein de passions qui pour certaines sont gratifiantes (je tiens un blog, j'écris des articles et j'ai des jeux gratuits grâce à cela), des loisirs qui me cultive, qui me font du bien, alors qu'en général ces personnes elles n'en n'ont pas, car leur dévouement va à leur famille. Je trouve ça triste... Enfin, bref, la conclusion de Keiko/Sayaka m'est parlante: il n'y a que nous-mêmes pour savoir ce qui nous convient. Et je rajouterais: être heureux(euse), ce n'est pas que fonder une famille ou gagner plein d'argent! Ça c'était avant, maintenant on peut avoir une vie riche et accomplie de bien des manières différentes.
Parfois, j'ai de la chance, je tombe sur des personnes compréhensibles, mais aux pauses, où devant la machine à café, moi j'écoute (tout comme Keiko, qui a un moment de sa vie évité de parler). Parce que ces personnes n'ont pas d'autres sujets de conversations que leurs maisons/foyers, maris/fiancés, enfants... Je ne sais pas, moi j'ai plein de passions qui pour certaines sont gratifiantes (je tiens un blog, j'écris des articles et j'ai des jeux gratuits grâce à cela), des loisirs qui me cultive, qui me font du bien, alors qu'en général ces personnes elles n'en n'ont pas, car leur dévouement va à leur famille. Je trouve ça triste... Enfin, bref, la conclusion de Keiko/Sayaka m'est parlante: il n'y a que nous-mêmes pour savoir ce qui nous convient. Et je rajouterais: être heureux(euse), ce n'est pas que fonder une famille ou gagner plein d'argent! Ça c'était avant, maintenant on peut avoir une vie riche et accomplie de bien des manières différentes.
La fin m'a quelque peu déçue car Sayaka Murata ne nous donne pas assez d'informations et il y a trop de répétitions tout du long du livre. J'ai quand même aimé cette lecture qui m'a rappelé que j'étais bien comme je suis et que ça n'a jamais été mon délire d'être un mouton. Même si les époques changent, les moeurs et les préjugés restent eux bien encrés dans le vieillot du temps de nos arrières grands-parents.
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Ce sont mes propres textes, merci de ne pas me copier sans mon accord. Je reste à disposition pour
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