√ 🎮 Version jouée : Deluxe Edition, Switch
√ 📆 Date de sortie : 08 juillet 2022
√ 🔍 Genre : Enquête, Shoot'em up, Visual Novel
√ 💼 Editeur : Nippon Ichi Software
√ 💡 Développeur : IzanagiGames
√ 💡 Développeur : IzanagiGames
√ 👪 Classification : 16
√ 👀 Mode(s) : Jouable en solo
√ 🔊 Langue : Textes FR
√ 📋 Testé et écrit par : Karma
√ 💖 Partenariat : Koch Media
______________________________________
Si vous attendiez un jeu singulier, YURUKILL: The Calumniation devrait répondre à vos attentes. En effet, le jeu du studio IzanagiGames que vous connaissez peut être grâce à World's End Club, est un mélange curieux de genres différents: du visual novel, de l'enquête et du shoot'em up, oui oui, les 3 à la fois! Si vous pensiez que c'était le seul détail détonnant, attendez de découvrir l'histoire. Cela n'est pas si étonnant lorsque l'on sait que c'est Homura Kawamoto l'auteur du manga Gambling School qui est aux ficelles du cadre du jeu et de son histoire. Le scénario est quant à lui de Hikaru Mono, son frère, avec qui il a déjà travaillé sur Build Divide: Code Black. J'ai délibérément donné peu de détails dans mon test, car je trouve que trop de personnes spoilent des choses intéressantes à découvrir lors de l'enquête.
Yurukill fait un peu penser à la récente série TV Squid Game avec son panel de personnages hétéroclites et ses jeux à taille réelle. Voici l'histoire: On découvre Sengoku Shunju un jeune homme dans une cellule de prison, très vite on découvre qu'il n'est pas seul, il y a d'autres personnes. A la fois des Prisonniers, mais aussi des personnes pour remplir le rôle d'Exécuteur, qui créer ainsi des duos improbables dont je vous laisserez le soin de découvrir par vous-même les secrets. Tous sont dirigés par Binko, une femme maître du jeu qui parle tout le temps, fait plusieurs voix en même temps et est obsédée par les mots terminant en "bine" (hémoglobine, turbine ou des mots qui n'existent pas). Les 5 groupes (dont par exemple les Voyeurs, les Tueurs de Masse, ou les Conspirateurs), vont être conduit dans un parc d'attraction nommé Yurukill Land. Vous vous doutez que si ils sont conduits là-bas ce n'est pas pour s'amuser, bien au contraire, ils vont devoir survivre aux attractions et aux Exécuteurs. Mais surtout, ils devront être le meilleur des groupes, car 1 seul Prisonnier et 1 seul Exécuteur pourront accéder à la finale. La récompense? Le Prisonnier sera gracier, les preuves détruites, et l'Exécuteur se verra réaliser son vœu le plus cher.
Si vous venez de trouver l'histoire bizarre, attendez de découvrir le gameplay! Une fois tout le petit monde débarqué au port, on prend le train Yurukill Express pour aller directement à l'intérieur des attractions. Nous allons jouer chaque groupe l'un après l'autre, à la manière d'un Escape Games. En effet, le groupe se retrouve dans un lieu parsemé d'énigmes à résoudre afin de pouvoir passer la succession de 3 pièces par niveau. 🔪1) Il s'agit donc de la phase d'enquête. Chaque pièce se compose d'une pièce centrale avec un Gardien qui ouvrira la porte pour passer dans la pièce suivante, et de 2 pièces latérales. En gros, souvent il y a des choses fermées à clés/verrous physiques ou numériques, qu'il faut ouvrir en trouvant les bons chiffres ou lettres/mot de passe des énigmes. Le jeu fourni parfois beaucoup de documents et items, mais heureusement, vous pouvez les consulter dans la Mémoire Yurukill (pour ne pas dire simplement clé USB). Pendant les énigmes vous pouvez revoir les documents et items mais de façon plus petites, aussi si vous butez sur la résolution, le jeu vous offre 3 indices. Je vais être franche, parfois les énigmes sont bien ficelées, pas difficile et logique. Alors que parfois, les énigmes sont complétement barrées! Même avec l'explication, je ne voyais pas le rapport ou c'était tout simplement extrêmement tiré par les cheveux, impossible à deviner même avec la meilleure logique du monde. Est-ce parce qu'on n'a pas les mêmes références qu'en Asie? Ou parce que ce n'est pas traduit correctement? Ou tout simplement ils ont fumé trop d'herbe? Je ne saurais le dire.
Vous passerez aussi par 🔪2) la phase d'interrogatoire "sous haute pression". Là, les Exécuteurs sont en mode énervé de l'apocalypse (y'a qu'à voir le décors noirs et rouges et la guillotine) puisque si votre jauge de Maji-Kill monte à 100% il appuiera sur son bouton pour vous exécuter et c'est le Game Over. Ainsi, il va vous poser une série de questions, selon le personnage autant vous dire que choisir les réponses vagues ou les réponses sous formes de questions seront très mal perçus.
Une fois tout ça passé, 🔪3) on arrive à la phase de shoot'em up. Pourquoi? Parce que vous entrez en confrontation avec votre Exécuteur qui va vouloir vous tirer les verres du nez. Pour cela, le parc d'attraction à des capsules dans lesquelles vous entrez pour vous asseoir. Ils mettent en route le RC qui vous fait entrer dans une réalité virtuelle où vous pilotez un vaisseau, si si. Avant de partir pour la bataille, Binko vous proposera toujours de répondre à des questions qui détermineront le nombre de vie avec lequel vous partirez. Ces questions résument ce que vous avez appris jusque là de l'affaire. Qui dit résumé, dit redondance... Si vous jouez mal, il parait que le Prisonnier meurt, donc vous devez faire de votre mieux pour éviter les innombrables tirs ennemis durant 3 "niveaux". L'Exécuteur est le boss de chaque niveau, donc vous allez le voir revenir assez souvent à l'écran, mais surtout, à un moment il aura un bouclier qui ne pourra être briser qu'en pénétrant sa conscience. Du coup, notre pilote se retrouve devant les cervelets de notre ennemi où sont placés plusieurs indices trouvés lors de notre phase d'enquête. Une grande question vous sera posée et il faudra y répondre avec l'un des indices pour perforer le bouclier qui empêche votre ennemi de vous écoutez. Oui, c'est très profond et original.
En ce qui concerne la partie mécanique, vous avez donc votre vaisseau que vous dirigez à vitesse normal ou ralenti. Chaque pilote à un vaisseau avec des caractéristiques qui lui sont propres. Vous avez vos tirs de bases qui peuvent être amplifiés grâce aux Power Up, du coup, vous vous retrouvez avec des modules qui tirent tout comme vous. Cependant, si votre barre de vie se vide, vous perdez vos modules et devrez vous dépêcher de les récupérer. Chaque ennemis lâchent lorsque vous tirez dessus ou les détruisez, une sorte de combustible qui va se cumuler afin de faire monter votre jauge de Outburst. L'intérêt est de le lancer au moment opportun mais au risque de le perdre, car si vous vous faites toucher, l'Outburst se libère dans sa forme simple, en bombe, qui explose tout autour de vous pour vous protéger. Certes, vous perdez la progression de votre jauge, mais vous ne perdez pas une de vos vie. Si je devais faire un reproche, justifié je vous rassure, ce sont les graphismes des décors vraiment horribles! C'était quoi? De la boue, du sable? Des traits noirs qui bougent? ...
Ce qui est intéressant dans Yurukill quand le rythme n'est pas cassé par une énième répétition, c'est qu'il y a souvent des rebondissements ou des révélations auxquelles on ne s'attendait pas vraiment. Le jeu essai de nous faire perdre nos idées, qui est le méchant? qui est le gentil? est-ce qu'on peut pardonner? avait-il raison?... et cela fonctionne très bien pour plusieurs des groupes, hormis celui de l'Idole que j'ai trouvé abusé. Pour moi, le meilleur groupe et le meilleur travail sur le scénario est celui du "héros" Sengoku, mais j'avoue volontiers qu'on s'attache à tous les personnages, leur histoire et ce qu'ils ont subi. Il faut vraiment aller au bout du jeu pour voir l'évolution des groupes et bien sûr connaitre le fin mot de l'histoire, surtout que j'ai terminé le jeu en un week-end, donc ce n'est pas insurmontable. De plus, vous pouvez régler la difficulté dès le début de la partie, et la changer lorsque le jeu remarque que vous enchainez les Game Over.
Le character design a été réalisé par l’artiste Hiro Kiyohara, à qui l’on doit celui de Valkyria Revolution en exemple de jeu vidéo, mais aussi Another pour un exemple en manga. Dans l'ensemble le jeu se regarde avec plaisir, bien qu'il n'y ai pas non plus une grande diversité. Dans les lieux qui sont au final fixes, les personnages parlent via une bulle qui prend tout l'écran, la seule originalité qui met en plus de la gaité ce sont les décors qui entourent cette bulle (des sortes de guirlandes illuminés qui changent de couleurs selon l'intonation ou la personne qui parle). Dans les phases de questionnement lors du shoot'em up c'est plus fouillis, voir on frôle la crise épileptique. En ce qui concerne la bande originale, là je dis bravo. Les musiques que l'on entend notamment lors des phases de shoot sont très réussies, en particulier celle avec les chœurs, ou celle avec les instruments à vent. On les doit à Yuko Komiyama (chez Capcom avec Mega Man X7, X :Command Mission et X8, Monster Hunter. Ou chez Square Enix pour les arrangements de musiques de Kingdom Hearts III et Final Fantasy Record Keeper). IzanagiGames s'est donc payé du beau monde.
Dans Yurukill: The Calumniation on a donc affaire à une double enquête: on mène des enquêtes au sein des attractions de Yurukill Land, mais en même temps on enquête sur notre propre affaire. On a envie de savoir les tenants et aboutissants pour chaque groupe, mais il est dommage que certaines choses entachent la grande investigation. Notamment, les développeurs répètent trop les affaires et les indices de chaque groupe (en phase 1, en phase 2, en phase 3 et au grand final), en vrai je ne lisais même plus tellement j'en avais marre. C'est dommage de prendre le joueur pour un amnésique! Heureusement qu'il y a plusieurs phases dans ce jeu, sinon il serait pompeux et chiant. Car lire longtemps quand il s'agit d'un visual novel ok c'est normal, mais quand ça parle vraiment beaucoup et qu'il y a beaucoup de redondances, tu as envie de mourir à la place du personnage. C'est donc une très bonne idée l'intégration de shoot'em up, même si dans les faits, c'est incongru. Une fois le jeu terminé vous pourrez jouer uniquement au shoot'em up pour améliorer votre score et vous classer en ligne. En somme, un jeu curieux à essayer si vous n'êtes pas rebuter par de la lecture et un mélange des genres. En plus, il est traduit en français.
Hey! Merci à vous de contribuer à ma notoriété en me suivant, en s'abonnant au blog et en likant mes différents réseaux, ça me permet de vous proposer plus de contenu venant de mes partenaires! Bisous. A très bientôt. Cliquez pour être redirigé: Instagram, YouTube, Twitter
© Ce n'est que mon avis et opinion, ma façon d'interpréter les choses parmi tant d'autres. Libre à chacun d'être d'accord ou pas,
mais on n'impose pas son point de vue aux autres. Donc modérez vos paroles et respectez ce blog et les gens. Merci.
© Ce sont mes propres screenshots, merci de ne pas vous en servir sans mon accord.
© Ce sont mes propres vidéos, merci de ne pas vous en servir sans mon accord.
© Tous droits réservés à IzanagiGames, Yurukill.














Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire