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mercredi 26 octobre 2022

[JEUX VIDEO] TEST YOMAWARI: Lost in The Dark

Test du jeu YOMAWARI: Lost in The Dark
Review du jeu YOMAWARI: Lost in The Dark
TEST YOMAWARI
Lost in The Dark

√ 🎮 Version jouée : Deluxe Edition, Switch
√ 📆 Date de sortie : 28 octobre 2022
√ 🔍 Genre : Survie, Infiltration
√ 💼 Editeur : NIS
√ 💡 Développeur : Nippon Ichi Software
√ 👪 Classification : 12
√ 👀 Mode(s) : Jouable en solo
√ 🔊 Langue : Textes en EN
√ 📋 Testé et écrit par : Karma
√ 💖 Partenariat : Plaion

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🆅oici un jeu parfait pour cette fin de mois d'octobre qui célèbre les morts, les défunts (Toussaint, Halloween), du nom de YOMAWARI: Lost in The Dark dont je vais pouvoir vous parler grâce à Plaion. Yomawari c'est déjà deux épisodes, Night Alone et Midnight Shadows qui pour le premier était sorti sur PC et PSVita, et en plus sur PS4 pour le second. En 2019, une compilation regroupant les 2 jeux voit le jour. À chaque fois, ils seront traduits, mais uniquement en anglais. Ce sera également hélas le cas pour ce troisième volet, mais ne vous arrêtez pas là, voici mon avis:

Voyons voir l'histoire de Lost in The Dark: Une jeune fille se réveille un jour dans une forêt sombre lui étant inconnue, sans aucun souvenir sur la manière dont elle s’est retrouvée là. À la recherche d’un chemin pour sortir, elle croise alors un mystérieux individu qui lui révèle qu’elle a été maudite. Afin de briser la malédiction, elle aura besoin d’explorer les rues de sa ville durant la nuit, dans le but de retrouver ses souvenirs perdus. Cependant, des esprits malveillants sont tapis dans l’ombre et la jeune fille devra courir, se cacher et fermer les yeux si elle souhaite survivre assez longtemps pour espérer briser la malédiction. Jusque-là, même si on comprend que le scénario est inquiétant, ce n'est rien comparé au début du jeu très noir, presque glauque qui vous fera comprendre comment est arrivée la petite fille dans le foret. Comme vous le savez, je ne suis pas douée en anglais, je me débrouille, mais je voulais vraiment découvrir cette licence dont j'avais entendu du bien. Lorsque j'ai mis le jeu en route, la première chose que j'ai observée, c'est le design des personnages style chibi et des graphismes assez mignons qui sont en totale opposition avec la thématique. Comme je vous l'ai évoqué juste avant, je n'ai pas joué aux 2 premiers, mais apparemment, ils faisaient plutôt peur, ou du moins, ils ne laissaient pas indifférent.

La nuit continue dans les 3 jeux certes, mais vous n'avez pas besoin d'avoir joué aux précédents opus, ils ne sont pas liés les uns aux autres, leur point commun réside dans le fait qu'il s'agit à chaque fois d'une jeune fille face aux ténèbres. Vous trouverez donc dans Lost in The Dark une nouvelle histoire, mais aussi de nouveaux fantômes, horribles et terrifiants, jamais vus dans la série. Vous prendrez les commandes de la fille et apprendrez grâce au tutoriel les actions de votre personnage: marcher discrètement, fuir, avancer en fermant les yeux ou en tenant une lampe torche. Des actions absolument pas "positives", je vous l'avez dit, vous serez dans une ambiance sombre dans le sens triste. Quand on nous présente des personnes, elles sont mauvaises, et quand on nous fait évoluer dans ce qui ressemble à notre ville natale version Silent Hill, les seules "choses vivantes" sont maléfiques (des Yokaï). Un vrai film d'horreur asiatique, accompagné de son ambiant tout aussi inquiétant par son calme entrecoupé de quelques bruits. Pour survivre, hormis les actions que notre personnage peut faire, vous pourrez écouter vos battements de cœur pour savoir si une entité est proche de la fillette. J'ai bien aimé le fait qu'on doive fermer les yeux pour ne pas entrer en contact visuel avec des démons, nous obligeant ainsi à écouter leurs cris pour nous éloigner d'eux. Ça change comme mécanique, c'est plaisant. Vous remarquerez que je n'ai pas parlé d'armes, c'est tout simplement parce qu'il n'y en a pas, le jeu privilégie plutôt la défense que l'attaque.

Votre but est de survivre à la ville pour dénicher les fragments des souvenirs de notre personnage afin de lui reconstituer son passé, ce qui vous demandera environ 6 heures. Mais si vous prenez la peine de chercher les collectibles pour en apprendre plus sur l'histoire, vous en aurez pour plus longtemps. Les graphismes sont réussis, certes dans la pénombre, mais le bestiaire est convaincant, la ville aussi. Vous avancerez en vue 3D isométrique, la seule chose à en dire c'est que parfois ce n'est pas très adéquat face à un démon. Je dirais que la difficulté est normale pour un Die & Retry. Pour les personnes pas très familières avec les mécaniques d'infiltration, vous aurez le plaisir de trouver de nombreuses sauvegardes automatiques. Vous pourrez également faire vos propres sauvegardes en échange de l'argent du jeu. Vous ne trouverez pas à l'écran de barre de vie, vous devrez faire avec une barre d'endurance qui diminuera lorsque vous fuyez. Attention, prenez note que vous allez forcément mourir, vous devrez retenir vos parcours pour ne pas mourir à nouveau.

Avant de passer à la conclusion, notez que pour la première fois dans Yomawari, vous pourrez personnaliser l’apparence de votre personnage en modifiant sa coiffure, sa couleur de cheveux, ses vêtements et ses accessoires.

Je rappelle pour les gens sensibles aux thématiques sur le suicide et le harcèlement (moral et physique) de faire attention avec ce jeu. Ainsi qu'au fait qu'il y ait seulement une traduction en anglais. À part cela, Yomawari Lost in The Dark est une expérience, une visite dans la campagne et le folklore japonais, un peu comme le proposait Ghostwire Tokyo. Sauf qu'ici, nous sommes dans une ambiance vraiment sombre et grave, mais surtout, le moindre contact avec un Yokaï sera synonyme de mort. Ne vous attendez pas à de l'action pure, il s'agit là d'infiltration dans une ambiance horrifique. Un jeu parfait pour Halloween.


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© Tous droits réservés à NIS, Yomawari Lost in The Dark.

mercredi 7 septembre 2022

[JEUX VIDEO] TEST PRINNY PRESENTS NIS CLASSICS VOL 3

TEST PRINNY PRESENTS NIS CLASSICS VOL 3
REVIEW PRINNY PRESENTS NIS CLASSICS VOL 3
TEST PRINNY PRESENTS NIS
CLASSICS VOL 3

 🎮 Version jouée : Deluxe, Switch
√ 📆 Date de sortie : 30 aout 2022
√ 🔍 Genre : RPG/Tactic-RPG
√ 💼 Editeur : NIS
√ 💡 Développeur : Nippon Ichi Software
√ 👪 Classification : 12+
√ 👀 Mode(s) : Jouable en solo
√ 🔊 Langue : Textes EN
√ 📋 Testé et écrit par : Karma
√ 💖 Partenariat : Plaion

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NIS ne pouvait que sortir une autre compilation de son Prinny Presents Nis Classics étant donné son succès, et pour dire, il avait été annoncé peu de temps après la sortie di volume 2. Depuis, je suis totalement dans le bain de ces compiles, et en plus j'apprécie la découverte de ces jeux que je n'ai pas connu à l'époque. Du coup, je vous propose ma review sur PRINNY PRESENTS NIS CLASSICS VOL.3 qui comprend les jeux La Pucelle: Ragnarok et Rhapsody: A Musical Adventure.

Cette compilation, comprenant des versions retravaillées des jeux La Pucelle: Ragnarok et Rhapsody: A Musical Adventure est disponible en version physique sur Nintendo Switch. Si ces jeux ne vous parlent pas, pas d'inquiétude, nous allons revenir ensemble sur ces titres malheureusement oubliés ou passés inaperçus à l'époque (à cause de la langue en grande partie). Commençons avec La Pucelle: Ragnarok qui à l'origine s'appelait Tactics! Le jeu est sorti sur PS2 en 2002, puis, il changea de nom pour sa sortie sur PSP en 2009 en La Pucelle: Ragnarok. La Pucelle est connu pour être les prémices de Disgaea. Nous sommes bien sur un jeu oriental dans le pur style Nippon Ichi Software old-school avec ce petit côté animé, mais en plus, tous les noms de personnages, groupes, lieux, sont en français, une particularité qui ne passe pas inaperçue. Voici son histoire: Dans le royaume de Paprica, se trouve dans la ville de Pot au Feu l'église de la Sainte Vierge. C'est en son sein que sont formés les chasseurs de démons nommés La Pucelle. Oui, notre Jeanne D'arc est célèbre, elle a inspiré les créateurs du jeu et ça reste assez crédible car les membres de La Pucelle sont de jeunes gens qui travaillent pour l'église, donc probablement purs. Ils combattent les forces des ténèbres telle Jeanne D'arc surnommée justement La Pucelle qui apporta la lumière en des temps troubles. Bref, deux nouveaux membres font leur apparition, nos héros: Prier, une jeune fille de seize ans, et son frère de douze ans, Culotte. L'ennemi de l'église, mais au final l'ennemi du monde, est Le Prince des Ténèbres, serviteur préféré de l'ange déchu Calamity.

 

Côté gameplay les combats se jouent au tour par tour en 3D isométrique qui se transforme en 2D lors de l'exécution des attaques. Oui vous passerez de la vue sur l'ensemble du terrain de jeu à un écran normal en 2D ce qui a pour effet de totalement rompre le rythme de la bataille, et il faut avouer aussi qu'à force ça devient super chiant. Le groupe peut être constitué de 8 personnes. Il faut que le personnage de l'équipe soit en accord avec son arme pour pouvoir apprendre/utiliser les sorts qui y sont rattachés: le personnage est "feu", son arme devra l'être aussi. Votre équipe se déplace de cases en cases afin d'être à porter pour frapper l'ennemi. Sur le terrain vous pourrez observer plusieurs particularités: d'abord les bandes de couleurs au sol, verte, bleue et rouge. Vous pouvez placer vos personnages dessus afin d'utiliser l'aptitude Purifier ce qui déclenchera l'effet de la bande de couleur: par exemple, vert vous heal, rouge déclenche une colonne de feu. Tout ennemi se trouvant sur l'une de ces lignes se prendra ce que vous avez déclenché.
Ce n'est pas tout, vous trouverez aussi des portails, il faudra également les Purifier pour les fermer sous peine que d'autres ennemis pop. La purification servira également contre des monstres pour qu'il fassent partis de votre équipe. Une fois avec vous, vous devrez vous en occuper en leur parlant ou en leur offrant des cadeaux pour qu'ils gardent le moral. Les donjons se composent de plusieurs pièces, à la fin vous aurez bien sûr un boss.

On notera que pour un jeu avec une connotation religieuse (église, croix, nom saints etc...), les personnages féminins sont très plantureux. J'aime bien les graphismes, ils sont clairs et ronds, c'est un style différent de Rhapsody. Les animations des portraits changent d'expression selon la conversation sont très chouettes.

🅿assons maintenant à RHAPSODY: A MUSICAL ADVENTURE qui est sorti en 1998 et fait parti de la série Marl Kingdom dont il est le premier opus. Comme son nom l'indique, et comme aime le qualifié ses créateurs, c'est un RPG musicale. Ce jeu est un peu particulier, car son histoire enfantine de jeune fille qui aime le prince charmant côtois des scènes chantées et beaucoup d'humour. A ce sujet, il est vraiment dommage que le jeu soit en anglais, car, je pense que l'on passe à côté de beaucoup de blagues si on ne maîtrise pas bien la langue. C'est d'autant plus frustrant lorsque l'on sait que la version DS a elle été traduite (attention cependant, car la version DS n'est pas fidèle à la version originale, elle est simpliste et a perdu son côté stratégie). Mais de quoi parle Rhapsody? Nous suivons Cornet, joueuse de Cor (oui, ils n'ont pas été chercher loin pour le nom) qui vit avec son grand-père dans le village d'Orange du royaume de Marl. Elle rêve pratiquement tous les jours d'un prince charmant avec qui elle vit un parfais bonheur. Heureusement, Kururu, sa marionnette au cœur et à l'âme humaine est là pour la faire revenir à la réalité. Parler aux marionnettes est un don, mais Cornet peut également exaucer des vœux via son cor magique. Finalement, elle rencontrera le prince du royaume, Ferdinand, qui se fera changer accidentellement en pierre par la sorcière Marjoly autoproclamée "la plus belle sorcière du monde".

Le royaume apparait sur une map, on déverrouille les lieux à visiter au fur et à mesure de l'avancée dans l'histoire. Une fois dans un lieux (villages, château...) on peut avancer là où on le souhaite, sauf quand une embouchure/porte est bloquée parce que vous devez revenir plus tard. Dans les villages, on peut entrer partout: maisons, églises, magasins pour dénicher des objets et on peut parler aux PNJ. Les environnement sont jolis et mignons, même si au final on remarque que les décorations de remplissages (meubles, etc...) sont partout les mêmes. Les couleurs sont quasi partout chatoyantes et chaudes.
Dans les autres endroits (forêts, ponts...), il y aura évidemment des ennemis. Ils n'apparaissent pas à l'écran, vous avancez et un combat se déclenchera aléatoirement. Sachez que de base le jeu n'est pas aussi dur que pouvait l'être les tacticals de l'époque, de plus, si vous n'êtes pas dans le bain, vous pouvez encore en plus baisser la difficulté. Curieusement, même si Cornet est l'héroïne du titre, ce sont les marionnettes qui se rallient à elle qui font tout le travail d'attaque, en effet, elle frappe mais pas aussi fort que les marionnettes/monstres. Et Kururu ne participe jamais au combat, elle se contente de virevolter sur l'écran. En fait, Cornet est un soutien, parce que grâce à son cor, elle peut jouer une note de musique qui va se placer sur la partition en haut à droite de l'écran. Les notes de musique peuvent être ainsi cumulés pour remplir et augmenter le nombre qui se trouve juste à côté. Grâce à cela, les marionnettes deviennent plus fortes.

Le combat se déroule sur un damier invisible, par contre pour vos déplacements vous devrez respecter les cases et la porté de vos personnages qui apparaissent au sol pour pouvoir entreprendre une action. Le terrain est toujours de petite taille, donc il ne sera pas une difficulté, ce qui en contrepartie amoindri le côté tactique. A la fin des combats les marionnettes gagnent toutes le même nombre d'XP et obtiennent une nouvelle compétence si elles montent de niveau. Enfin, vous obtiendrez des Inotium, l'argent du jeu, et à de rares occasions un monstre voudra faire parti de votre équipe. Vous pouvez avoir 4 unités à vos côtés, les marionnettes ont des fonctions propres comme soin. Tout le monde peut s'équiper de 3 accessoires pour augmenter par exemple ses statistiques d'Int, de Def. Enfin, sachez que lors de certaines séquences cinématiques, les personnages au lieu de parler chanteront une chanson. Une chanson que vous entendrez réellement, dans la langue de votre choix (anglais ou japonais) qui vous donneront l'impression d'être dans une comédie musicale ou dans un film Disney. Un détail voulu par le créateur.

En somme La Pucelle: Ragnarok est un tactical-RPG très agréable à l'œil, tous les environnements sont beaux, ronds, très style animé, comme Disgaea en fait. Attention car le jeu est difficile, si l'équipe n'a pas un bon équipement ou si vous ne faites pas en sorte d'XP, vous connaitrez souvent l'échec. Mon bémol va aux combats ternis par le passage 3D à la 2D pendant une attaque, ça a pour effet de couper le rythme et de donner une impression de longueur. Rhapsody: A Musical Adventure est un jeu grand public par sa thématique et son niveau de difficulté. Le titre se termine au bout d'une quinzaine d'heures, mais il vaut le coup d'être essayé car il est atypique avec ses séquences chantées et c'est une femme qui doit allé sauver un homme. En sommes deux titres différents avec leur identité propre à découvrir.

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© Tous droits réservés à NIS, Nis Classics vol 3.

mardi 5 juillet 2022

[JEUX VIDEO] TEST YURUKILL: The Calumniation Games

YURUKILL: The Calumniation Games
YURUKILL: The Calumniation Games sur switch
YURUKILL: The Calumniation
Games

 🎮 Version jouée : Deluxe Edition, Switch
√ 📆 Date de sortie : 08 juillet 2022
√ 🔍 Genre : Enquête, Shoot'em up, Visual Novel
√ 💼 Editeur : Nippon Ichi Software
√ 💡 Développeur : IzanagiGames
√ 👪 Classification : 16
√ 👀 Mode(s) : Jouable en solo
√ 🔊 Langue : Textes FR
√ 📋 Testé et écrit par : Karma
√ 💖 Partenariat : Koch Media

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Si vous attendiez un jeu singulier, YURUKILL: The Calumniation devrait répondre à vos attentes. En effet, le jeu du studio IzanagiGames que vous connaissez peut être grâce à World's End Club, est un mélange curieux de genres différents: du visual novel, de l'enquête et du shoot'em up, oui oui, les 3 à la fois! Si vous pensiez que c'était le seul détail détonnant, attendez de découvrir l'histoire. Cela n'est pas si étonnant lorsque l'on sait que c'est Homura Kawamoto l'auteur du manga Gambling School qui est aux ficelles du cadre du jeu et de son histoire. Le scénario est quant à lui de Hikaru Mono, son frère, avec qui il a déjà travaillé sur Build Divide: Code Black. J'ai délibérément donné peu de détails dans mon test, car je trouve que trop de personnes spoilent des choses intéressantes à découvrir lors de l'enquête.

Yurukill fait un peu penser à la récente série TV Squid Game avec son panel de personnages hétéroclites et ses jeux à taille réelle. Voici l'histoire: On découvre Sengoku Shunju un jeune homme dans une cellule de prison, très vite on découvre qu'il n'est pas seul, il y a d'autres personnes. A la fois des Prisonniers, mais aussi des personnes pour remplir le rôle d'Exécuteur, qui créer ainsi des duos improbables dont je vous laisserez le soin de découvrir par vous-même les secrets. Tous sont dirigés par Binko, une femme maître du jeu qui parle tout le temps, fait plusieurs voix en même temps et est obsédée par les mots terminant en "bine" (hémoglobine, turbine ou des mots qui n'existent pas). Les 5 groupes (dont par exemple les Voyeurs, les Tueurs de Masse, ou les Conspirateurs), vont être conduit dans un parc d'attraction nommé Yurukill Land. Vous vous doutez que si ils sont conduits là-bas ce n'est pas pour s'amuser, bien au contraire, ils vont devoir survivre aux attractions et aux Exécuteurs. Mais surtout, ils devront être le meilleur des groupes, car 1 seul Prisonnier et 1 seul Exécuteur pourront accéder à la finale. La récompense? Le Prisonnier sera gracier, les preuves détruites, et l'Exécuteur se verra réaliser son vœu le plus cher.




Si vous venez de trouver l'histoire bizarre, attendez de découvrir le gameplay! Une fois tout le petit monde débarqué au port, on prend le train Yurukill Express pour aller directement à l'intérieur des attractions. Nous allons jouer chaque groupe l'un après l'autre, à la manière d'un Escape Games. En effet, le groupe se retrouve dans un lieu parsemé d'énigmes à résoudre afin de pouvoir passer la succession de 3 pièces par niveau. 🔪1) Il s'agit donc de la phase d'enquête. Chaque pièce se compose d'une pièce centrale avec un Gardien qui ouvrira la porte pour passer dans la pièce suivante, et de 2 pièces latérales. En gros, souvent il y a des choses fermées à clés/verrous physiques ou numériques, qu'il faut ouvrir en trouvant les bons chiffres ou lettres/mot de passe des énigmes. Le jeu fourni parfois beaucoup de documents et items, mais heureusement, vous pouvez les consulter dans la Mémoire Yurukill (pour ne pas dire simplement clé USB). Pendant les énigmes vous pouvez revoir les documents et items mais de façon plus petites, aussi si vous butez sur la résolution, le jeu vous offre 3 indices. Je vais être franche, parfois les énigmes sont bien ficelées, pas difficile et logique. Alors que parfois, les énigmes sont complétement barrées! Même avec l'explication, je ne voyais pas le rapport ou c'était tout simplement extrêmement tiré par les cheveux, impossible à deviner même avec la meilleure  logique du monde. Est-ce parce qu'on n'a pas les mêmes références qu'en Asie? Ou parce que ce n'est pas traduit correctement? Ou tout simplement ils ont fumé trop d'herbe? Je ne saurais le dire.

Vous passerez aussi par 🔪2) la phase  d'interrogatoire "sous haute pression". Là, les Exécuteurs sont en mode énervé de l'apocalypse (y'a qu'à voir le décors noirs et rouges et la guillotine) puisque si votre jauge de Maji-Kill monte à 100% il appuiera sur son bouton pour vous exécuter et c'est le Game Over. Ainsi, il va vous poser une série de questions, selon le personnage autant vous dire que choisir les réponses vagues ou les réponses sous formes de questions seront très mal perçus.

Une fois tout ça passé, 🔪3) on arrive à la phase de shoot'em up. Pourquoi? Parce que vous entrez en confrontation avec votre Exécuteur qui va vouloir vous tirer les verres du nez. Pour cela, le parc d'attraction à des capsules dans lesquelles vous entrez pour vous asseoir. Ils mettent en route le RC qui vous fait entrer dans une réalité virtuelle où vous pilotez un vaisseau, si si. Avant de partir pour la bataille, Binko vous proposera toujours de répondre à des questions qui détermineront le nombre de vie avec lequel vous partirez. Ces questions résument ce que vous avez appris jusque là de l'affaire. Qui dit résumé, dit redondance... Si vous jouez mal, il parait que le Prisonnier meurt, donc vous devez faire de votre mieux pour éviter les innombrables tirs ennemis durant 3 "niveaux". L'Exécuteur est le boss de chaque niveau, donc vous allez le voir revenir assez souvent à l'écran, mais surtout, à un moment il aura un bouclier qui ne pourra être briser qu'en pénétrant sa conscience. Du coup, notre pilote se retrouve devant les cervelets de notre ennemi où sont placés plusieurs indices trouvés lors de notre phase d'enquête. Une grande question vous sera posée et il faudra y répondre avec l'un des indices pour perforer le bouclier qui empêche votre ennemi de vous écoutez. Oui, c'est très profond et original.


En ce qui concerne la partie mécanique, vous avez donc votre vaisseau que vous dirigez à vitesse normal ou ralenti. Chaque pilote à un vaisseau avec des caractéristiques qui lui sont propres. Vous avez vos tirs de bases qui peuvent être amplifiés grâce aux Power Up, du coup, vous vous retrouvez avec des modules qui tirent tout comme vous. Cependant, si votre barre de vie se vide, vous perdez vos modules et devrez vous dépêcher de les récupérer. Chaque ennemis lâchent lorsque vous tirez dessus ou les détruisez, une sorte de combustible qui va se cumuler afin de faire monter votre jauge de Outburst. L'intérêt est de le lancer au moment opportun mais au risque de le perdre, car si vous vous faites toucher, l'Outburst se libère dans sa forme simple, en bombe, qui explose tout autour de vous pour vous protéger. Certes, vous perdez la progression de votre jauge, mais vous ne perdez pas une de vos vie. Si je devais faire un reproche, justifié je vous rassure, ce sont les graphismes des décors vraiment horribles! C'était quoi? De la boue, du sable? Des traits noirs qui bougent? ...

Ce qui est intéressant dans Yurukill quand le rythme n'est pas cassé par une énième répétition, c'est qu'il y a souvent des rebondissements ou des révélations auxquelles on ne s'attendait pas vraiment. Le jeu essai de nous faire perdre nos idées, qui est le méchant? qui est le gentil? est-ce qu'on peut pardonner? avait-il raison?... et cela fonctionne très bien pour plusieurs des groupes, hormis celui de l'Idole que j'ai trouvé abusé. Pour moi, le meilleur groupe et le meilleur travail sur le scénario est celui du "héros" Sengoku, mais j'avoue volontiers qu'on s'attache à tous les personnages, leur histoire et ce qu'ils ont subi. Il faut vraiment aller au bout du jeu pour voir l'évolution des groupes et bien sûr connaitre le fin mot de l'histoire, surtout que j'ai terminé le jeu en un week-end, donc ce n'est pas insurmontable. De plus, vous pouvez régler la difficulté dès le début de la partie, et la changer lorsque le jeu remarque que vous enchainez les Game Over.

Le character design a été réalisé par l’artiste Hiro Kiyohara, à qui l’on doit celui de Valkyria Revolution en exemple de jeu vidéo, mais aussi Another pour un exemple en manga. Dans l'ensemble le jeu se regarde avec plaisir, bien qu'il n'y ai pas non plus une grande diversité. Dans les lieux qui sont au final fixes, les personnages parlent via une bulle qui prend tout l'écran, la seule originalité qui met en plus de la gaité ce sont les décors qui entourent cette bulle (des sortes de guirlandes illuminés qui changent de couleurs selon l'intonation ou la personne qui parle). Dans les phases de questionnement lors du shoot'em up c'est plus fouillis, voir on frôle la crise épileptique. En ce qui concerne la bande originale, là je dis bravo. Les musiques que l'on entend notamment lors des phases de shoot sont très réussies, en particulier celle avec les chœurs, ou celle avec les instruments à vent. On les doit à Yuko Komiyama (chez Capcom avec Mega Man X7, X :Command Mission et X8, Monster Hunter. Ou chez Square Enix pour les arrangements de musiques de Kingdom Hearts III et Final Fantasy Record Keeper). IzanagiGames s'est donc payé du beau monde.

Dans Yurukill: The Calumniation on a donc affaire à une double enquête: on mène des enquêtes au sein des attractions de Yurukill Land, mais en même temps on enquête sur notre propre affaire. On a envie de savoir les tenants et aboutissants pour chaque groupe, mais il est dommage que certaines choses entachent la grande investigation. Notamment, les développeurs répètent trop les affaires et les indices de chaque groupe (en phase 1, en phase 2, en phase 3 et au grand final), en vrai je ne lisais même plus tellement j'en avais marre. C'est dommage de prendre le joueur pour un amnésique! Heureusement qu'il y a plusieurs phases dans ce jeu, sinon il serait pompeux et chiant. Car lire longtemps quand il s'agit d'un visual novel ok c'est normal, mais quand ça parle vraiment beaucoup et qu'il y a beaucoup de redondances, tu as envie de mourir à la place du personnage. C'est donc une très bonne idée l'intégration de shoot'em up, même si dans les faits, c'est incongru. Une fois le jeu terminé vous pourrez jouer uniquement au shoot'em up pour améliorer votre score et vous classer en ligne. En somme, un jeu curieux à essayer si vous n'êtes pas rebuter par de la lecture et un mélange des genres. En plus, il est traduit en français.
Karma Shachou: Le Blog Geek

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Bilan du jeu YURUKILL: The Calumniation Games

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© Tous droits réservés à IzanagiGames, Yurukill.