mercredi 31 octobre 2018

[JEUX VIDEO] GREEN HELL

green hell bannière
green hell jeuGREEN HELL
Date de sortie : 29 Août 2018
Genre : Simulation, Survie
Editeur(s) / Développeur(s) : Creepy Jar
Classification : +10
Langue : Textes en français, voix en anglais
Testé et écrit par : Karma
Partenariat : Terminals

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Je vous le dis dores et déjà, j'étais à fond dans Green, car non seulement ils est intéressant, mais en plus il est très prenant à cause du réalisme. Sauf que au bout d'un moment le jeu ne faisait que crasher en boucle donc je ne l'ai pas fini, j'ai abandonné... Je ne le noterai pas et je ne ferais pas de conclusion par respect.

Green hell tribu
Tout commence avec un couple qui débarque sur île d’Amazonie. Une fois accosté, on prend le contrôle du personnage masculin, à la première personne. Lui, est écrivain et anthropologue, elle, elle est traductrice et aventurière. Leur but, hormis de survivre dans la jungle amazonienne, est d'étudier et rentrer en contact avec une tribu qualifié de "nouvelle" par les hommes puisqu'ils n'ont jamais eu de contact avec une civilisation extérieur. Le nom de la tribu est Yabahuca.
Evidemment, pour que l'histoire se fasse, il faut un "problème". Les ennuis commencent lorsque la femme part sans nous, dans le but de préparer le terrain avec la tribu. Nous laissant seul, rien ne se passera comme prévu que ce soit pour elle, comme pour nous. Pour notre première immersion, le jeu nous apprend les rudiments de l'aventurier, donc n'ayez aucune inquiétude. Par contre, je peux vous dire que le niveau de difficulté est assez dur une fois le didacticiel passé, car fini le campement ou le "confort", tout devra être fabriqué par vos soins: hutte, lit, feu, arme.

Je vais reprendre les termes de Creepy Jar pour voir chaque gros points avec vous:
▲ Realistic Survival Simulator: En effet, pour être le plus réel possible, Creepy Jar a consulté des experts et se sont probablement inspirés de films de survies, d'autres jeux ou de littérature. La flore est très belle, il y a beaucoup de détails que ce soit sur les plantes, le sol les arbres ou dans les airs. La pluie, l'humidité, la boue quand il pleut, les petits animaux qui courent, donnent du dynamisme et surtout accentuent la réalité du monde proposé.
Quand on se blesse ou quand on nous blesse, il faut s’ausculter pour trouver la ou les blessures! Puis, trouver le remède (avec des plantes, des feuilles etc...). Autre détail, on doit évidemment se nourrir, et parfois il y a seulement des fruits à coques ou autres joyeusetés. Donc, on fait quoi? Et bien on goutte pour ne pas mourir de faim. Sauf que tous n'est pas comestible! Résultat, on tombe malade lol.
Mais ca ne s'arrête pas là, car le jeu se veut réel sur les conditions de vie dans la jungle. Tout est vitale, tout est un danger. Si le titre est Green Hell, ce n'est pas pour rien, à l'époque, l’Amazonie était vraiment qualifié de "Enfer Vert".

Green hell montre
 Psychological Thriller: Et bien oui, car nous sommes jamais à l'abri du drame! Que ce soit quelque chose qui casse, une bête, un indigène, une blessure qui s'infecte, tout est source de stress. Même les plantes vous veulent du mal XD. A cela s'ajoute le fait d'être seul, seul avec soi-même si je puis le dire. Seul avec la peur du lendemain. Et ne croyais pas que la solitude n'a aucune conséquence, car il arrivera certainement que votre personnage soit pris d'hallucinations. Vous devrez fabriquer des remèdes pour aller mieux.
Enfin, nous ne savons jamais comment vont réagir les habitants des lieux. Amis?, ennemis? 

▲ Fully Alive Amazon Rainforest:  Je l'ai déjà dit, cela concerne les efforts consacrés à recréer dans les moindres détails le monde luxuriant de l'Amazonie. Un lieu certes beau et exotique, mais très dangereux. Non seulement par la présence de prédateurs, mais aussi par des dangers dont on ne pense pas comme les plantes qui peuvent être toxiques ou urticantes. Faire défiler les jours de survie est un véritable défis.

▲ Body Inspection: La plupart des blessures provoquent des plaies localisées sur votre corps. Pour trouver le problème, il faut s'examiner les bras et les jambes en les pivotants. C'est très bien fait et très bien pensé grâce au système de roue avec l'Homme de Vitruve dessus. Une fois le soucis localisé, on voit à quoi ressemble ça ressemble (boutons, plaies, parasites...) ce qui nous permet ensuite de chercher la manière de le guérir. Pour nous aider, à tout moment on peut consulter le carnet pour se remémorer les bien-faits de telle ou telle plante, les nouvelles découvertes et vertus.

Voilà, maintenant je peux en venir aux outils indispensables à notre aventure (ou mésaventure). Tout d'abord, notre montre qui évidemment ne servira pas qu'à donner l'heure. Elle sert de boussole. Elle indique l'état de santé de notre personnage, découper en 4 catégories: les glucides, les lipides, les protéines et l'hydratation. C'est très important, ce n'est pas pour faire joli, car si vous négligez vos apports, les conséquences pourront être lourdes.

Green hell paysage
On a aussi le carnet que j'ai déjà évoqué. Il répertorie toutes vos découvertes pour savoir à quoi elles pourront être utile. Comme par exemple, quels items il faut pour faire un feu ou que faut-il ramasser pour soigner un urticaire. Une pierre ramasser une première fois, complétera par exemple la page des armes pour fabriquer une future hache. On peut tout à fait crafter quelque chose sans avoir tout le procédé dans le carnet, puisqu'on peut deviner grâce aux dessins/images les éléments qu'il faut ramasser.

Le sac à dos permet en toute logique de stocker un nombre limité, de denrées, de bois, de lianes, bref, de tout. L'intêret n'est pas seulement d'avoir un item tout de suite maintenant, il est aussi d'avoir la possibilité de crafter. Le craft est très complet, déjà parce qu'il complète le carnet, mais aussi parce qu'on doit ramasser chaque éléments, puis les combiner et en enfin fabriquer l'objet voulu. Une fois l'objet fait, on verra même notre personnage le tenir si il s'agit d'une arme, ou se l'appliquer si il s'agit d'un bandage.

Voilà, je pense avoir vraiment fait le tour sans spoile le jeu. Il vaut le coup pour ce que j'ai pu en jouer si vous aimez le challenge et la difficulté. En somme, c'est un vrai jeu de survie.

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mardi 30 octobre 2018

[SERIE TV] BREF, J'AI VU THE HAUNTING: of Hill House (Saison 1)

The Haunting a été mis en ligne mondialement depuis le 12 octobre 2018 sur Netflix. Il s’agit de l’adaptation du roman éponyme de Shirley Jackson (1959). Quand tu commences à t’intéresser à l'oeuvre de Shirley, tu comprends que le Stephen King il était fan et que ça se voit dans ce qu'il fait. Petit canailloux.

De quoi ça parle? Du deuil. Mais raconter d'une manière intéressante: Nous sommes en 1992. Hugh et Olivia Crain s'installent temporairement dans un ancien manoir, appelé Hill House, avec leurs cinq enfants: Steven, Shirley, Theodora (Theo), Luke et Eleanor (Nell). Ils doivent d'abord le retaper pour pouvoir le vendre et faire construire la maison de leur rêve.
Sauf, qu'ils subissent des événements paranormaux, parfois effrayants, parfois cruels, voir mortels. En octobre 2018, 26 ans après les hantises, les frères et sœurs Crain ainsi que leur père, se retrouvent réunis après une nouvelle tragédie, les forçant à affronter les démons intérieurs de leur enfance partagée et leurs pertes.

Je n'ai pas compris le phénomène autour de cette série! D'accord, c'est intéressant cette histoire de deuil et de dons, mais c'est long, très long. Les dialogues ne me dérangent pas toujours, mais parfois nous sommes trop dans une espèce de contemplation interminable. J'avais l'impression d'être devant un film d'auteur. Les personnages mettent 3 ans à comprendre quelque chose alors que nous qui voyons les faits au compte goutte, on comprend en 30 minutes. Par contre, je suis tout à fait pour le parti pris qu'il n'y ai pas la présence de gore gratuit, de boyaux et autres joyeusetés, car c'est exactement à cause de cela que je ne m’intéresse plus aux films/séries d'horreurs.

Ce que j'ai aussi aimé, ce sont les indices subtiles égrainés tout du long. Franchement, autant certains secrets, aspects ou événements sont devinables, autant certains rebondissements sont complètement dingues (je pense aux dons des enfants, et pas que pour un sexe comme le croit aussi Olivia!).


La fin est claire, et heureusement car je ne supporte plus cette mode des fins où le scénariste laisse au spectateur le soin d’interpréter sa propre fin!!! Au final, un seul mystère réside: Poppy Hill, était  le patient zéro de Hill House, mais on n'en sait pas plus sur la maison de l'Enfer.
Sachez que c'est la 3ème fois que le roman de Shirley est adapté: il l'a été en 1963 par Robert Wise, un film qui sera considéré comme l'un des événements marquants du cinéma d'horreur. Puis, puis un autre film en 1999 par Jan de Bont qui a retiré tout ce qui faisait le charme de l'histoire en rapport avec la maison. Et bien sûr en 2018, la série par Mike Flanagan.
Enfin, notez que Mike Flanagan va récidiver dans le genre avec un nouveau film, puisqu'il collabore avec Stephen King sur l’adaptation de Gerald's Game.

MA NOTE: 14/20




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lundi 29 octobre 2018

[JEUX VIDEO] TEST THE COLONISTS

the colonists bannière
the colonists jeu
THE COLONISTS

Date de sortie : 24 Octobre 2018
Genre : Simulation, City Builder
Editeur(s) / Développeur(s) : Codebyfire & Mode 7 Games
Classification : +8
Mode(s) : Jouable en solo
Langue : Textes en anglais
Testé et écrit par : Karma
Partenariat : Terminals

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The Colonists est le fruit de 2 ans de développement par Richard Willis qui se cache sous le nom de Codebyfire et est publier par Mode 7 Games. D'abord en early access, il est sorti officiellement le 24 octobre 2018. Ce jeu est un city builder mélangeant des éléments dont on a l'habitude, avec de la robotique. Parce qu'il s'agit d'une colonie de robots qui cherchent leur Eldorado.

the colonists ville
C'est vrai que je râle souvent au sujet des didacticiels, mais là vu que le jeu est en anglais il m'a été utile. Après avoir lancé le jeu, une fusée se pose sur une planète verdoyante. Des robots sortent de cette fusée et commencent à déposer quelques ressources (bois, pile d'énergie). 
C'est un petit groupe de robots qui dit-on, ce seraient échappés de la Terre pour vivre sans les humains. Leur rêve est de vivre comme des humains, pour être humain. Ce qui est très étrange car je ne saisis toujours pas comment ils peuvent boire et manger vu leur aspect lol. Niveau design, ils sont simples mais efficaces, en plus d'être assez mignons avec leurs grosses têtes expressives comme un Tamagotchi. Je ne vous parle même pas de leurs prénoms qui sont marrants tellement ils sont diversifiés et pas franchement de consonance robotique.

Les scénarios obligent parfois comme dans le 2, à placer un bâtiment spécifique en premier. Ici la bergerie/boucherie. Donc oui, ils mangent du mouton. Après quoi, je mets mes routes et place quelques maisons. Les routes sont très importantes, il faut faire attention à ne pas faire n'importe quoi, pour au moins les 2 raisons suivantes: 
1) Si elles sont tortueuses, avec impasse, pas reliées, sans autre embouchure, les robots ralentissent la cadence. 
2) On créé des bouchons.
Ensuite, les bâtiments disponibles sont en fonction de votre avancé dans l'atelier. L'atelier c'est une sorte de laboratoire de découverte, une ingénierie et un centre technologique qui vous donne accès à plusieurs domaines obligatoires pour progresser: 
▲ Construction ► Donne accès aux maisons, l'intégration de briques et verres.
Mine ► Les ressources qui peuvent être collecter. Seront de plus en plus précieuses.
Agriculture ► De nouvelles sortent d'agriculture sont proposés.
Transport ► La qualité des routes est améliorée, en passant de terre à pierre par exemple.
Militaire ► Les tours de guets peuvent être équipées de moyens de défenses.
Science est industrie ► Débloque de la rapidité et les livres.

the colonists recherche menu
La map est toujours grisée, seule une partie de base est accessible. Pour pouvoir vous étendre et donc dégrisé la map, il faut placé une tour de guet. Quand on la place, on voit en surbrillance la zone qui sera débloquée. L’intérêt de s'étendre n'est pas seulement l'accroissement du territoire, c'est aussi primordial pour avoir accès aux ressources de pierres, de charbon etc... Les ressources sont disponibles dans 2 sortes: les filons épuisables et les illimités.
A partir du scénario 3, le terrain de départ est très petit. C'est fait exprès pour nous obligés à gérer la flotte navale. J'ai mis beaucoup de temps à comprendre, comment on se servait d'un port pour emmener un bateau sur de la zone à dégriser! Soit je suis bête, soit c'est mal foutu/expliqué lol. Une fois en possession de nouveaux territoires, il faudra donc coloniser et acheminer par bateau des ressources. Pour cela, le jeu à prévu de nous laisser choisir d'établir des routes fluviales qui vont de port en port de notre choix. Si vous ne touchez à rien, le bateau ira automatiquement du point A au nouveau point B.

Au niveau des bâtiments, il y a un peu de tout pour coloniser comme il se doit un planète.
Résidence. Il y en a qu'une sorte. Je veux dire, dans le sens où ce sera que un type de maison, pas d'immeuble, pas de villa ou autre. Elle changera 2 fois d'aspects quand vous débloquerez les niveaux.
L'alimentaire. Vous aurez des fermes d'animaux, de l'agriculture et des bâtiments qui servent à transformer ce que vous faites pousser.
L'extraction de ressources. Pour placer bûcheron, pépiniériste, mine.
Militaire. Bâtiment pour étendre le territoire et se protéger.
Industrie. Tous les bâtiments qui permettent de transformer les ressources.
Atelier. Pour faire des recherches afin de débloquer des bâtiments ou des améliorations.
Stockage. Entrepôts.
Monument. Quelques monuments pour embellir la colonie.
Transports. Bâtiment pour améliorer les routes, construire des bateaux et installer des ports.

Comme dans tous jeux de constructions qui se respectent, on peut faire pivoter les bâtiments pour les mettre dans le sens que l'on désire, ainsi que les détruire. Par contre, si on veut déplacer quelque chose, on ne peut pas simplement le sélectionner, on doit le détruire. Je ne sais pas si c'est parce que je n'ai pas compris la commande, sinon c'est une option que j'aurai apprécié! Quand on détruit quelque chose, on ne récupère pas les ressources utilisées. Donc, toute destruction de bâtiment demande réflexion.

the colonists level
Les menus sont très simples d'utilisation tant pour tout ce qui concerne la construction que pour tout ce qui concerne la surveillance de la colonie. Vous pouvez par exemple, voir comment se comporte la consommation d'énergie, ce qui ne va pas, consulter la map pour voir où il y a des points d’intérêts signalés par des points d’interrogation. Ou même, savoir si il y a des problèmes d'embouteillages.

En ce qui concerne la bande sonore, elle colle bien au jeu, mais hélas elle est très peu diversifiée. Il y a seulement 4 musiques différentes qui s'alternent. Enfin, une dernière chose, je trouve qu'il y aurait dû avoir un système de temps jour/nuit pour rendre l'aspect de la colonie plus sympa, donner plus de crédibilité et rendre moins monotone l'écran général.

Sachez que vous pouvez jouer à partir du scénario 4 en mode combat. Vous devrez évidemment gérer de la même manière votre colonie, tout en vous servant vraiment de vos tour de guet. C'est à dire, placer une tour de guet ne servira plus seulement à étendre notre territoire, mais aussi à nous défendre. Il nous faudra d'ailleurs placer des bâtiments militaires. De plus, vous devrez non seulement vous occuper de votre colonie, mais en plus vous dépêcher de vous étendre, car le camp adverse fera pareil. Ce sera alors, le premier qui trouvera les ressources le premier servi. Des alliances sont possibles et par conséquent des échanges commerciaux.

Le jeu est encore en train d'être amélioré, alors j'espère qu'il y aura un mode Bac à Sable. L'idée générale de colonie avec des robots est sympatrique même si je trouve bizarre que de purs robots à l'aspect physique robotiquement primaire mangent et boivent des denrées humaines. J'ai aimé l'aspect facile d'utilisation, l'interface simple et rapide. Je continuerai à jouer pour tester les modes combats.

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the colonists bilan

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lundi 22 octobre 2018

[LECTURE] AVIS LA CASTE DES META-BARONS

Avis la caste des méta-barons
la caste des méta-barons 1
🅹'avais commencé cette série de BD il y a très longtemps chez quelqu'un lors de vacances et j'étais à fond dedans. Hélas, je n'avais pas pu la finir et je n'avais pas les moyens d'investir dans cette série. C'est pourquoi j'ai opté pour une lecture en ligne.
La Caste des Méta-Barons est éditée chez Les Humanoïdes Associés. Elle s'étale de 1992 à 2003. Le scénario complètement fou est de Alejandro Jodorowsky. Jodorowsky c'est un ovni qui en 1975 commence à travailler sur l'adaptation du roman Dune de Frank Herbert avec la participation d’Orson Welles, les décors de Mœbius et d'H.R. Giger, et des musiques de Pink Floyd, Tangerine Dream et Magma. Salvador Dalí avait accepté de jouer le rôle de l’empereur Padisha Shaddam IV. Mais ce projet ne verra jamais le jour et sera finalement adapté par David Lynch (j'aime ce film! pas vous?). Si je vous l'ai dit c'est pour vous faire comprendre le délire du gars! Associé au dessinateur Juan Giménez, il produit La Caste des Méta-Barons, une vaste saga où Jodorowsky donne libre cours à ses théories sur l’importance de la lignée, le rôle de la paternité et de l’union entre deux amants. 

Voici la sortie des tomes: 1. Othon le trisaïeul 1992, 2. Honorata la trisaïeule 1993, 3. Aghnar le bisaïeul 1995, 4. Oda la bisaïeule 1997, 5. Tête-d'Acier l'aïeul 1998, 6. Doña Vicenta Gabriela de Rokha l'Aïeule 1999, 7. Aghora le Père-mère 2002, 8. Sans-Nom le dernier Méta-Baron 2003, HS1. La Maison des Ancêtres 2000.

la caste des méta-barons 2
Jodorowsky à beaucoup beaucoup d'idées. Justement peut être un peu trop ce qui a pour conséquence de lui faire comme perdre le fil dans cette saga. Après une longue carrière au cinéma, Alejandro Jodorowsky s'est surtout illustré dans la bande dessinée, au cours des années 80. Il a notamment créé L'incal, l'une des plus grandes sagas de science-fiction jamais pensées, avec Moebius aux dessins. Parmi les personnages de cette histoire, l'un était particulièrement charismatique: le Méta-Baron Sans Nom. Un détails dont je vous fait part car il a son importance pour la saga que je vous présente.
Soucieux d'étoffer son univers, Jodorowsky a imaginé un avant à l'Incal et un final. La Caste des Méta-Barons se focalise alors sur les origines du protagoniste Sans Nom. Durant les 8 albums, le scénariste revient sur les origines de cette caste, de leur titre de noblesse, de leur fortune. C'est agréable de suivre une ligné et de comprendre comment on en est arrivé à la fin des Méta-Barons. Seul gros bémol, et je pense que ceux qui ont lu les BD seront d'accord avec moi: il s'éternise parfois un peu trop. On aimerait que ça aille plus vite et que ça parte moins un peu partout. Il faut aussi prendre en compte que cette série date un peu, le style aussi, donc ça peut en rebutés certains.

Pour vous donnez envie, je vais vous résumer le tout début de la série: Les Méta-Barons sont les plus grands guerriers de l'univers, et se transmettent leur savoir de père en fils. La famille d'Othon, le premier Méta-baron, vivait paisiblement sur la planète Marmola. Une planète qui a la particularité d'être une sphère de marbre. Un jour, des marchands impériaux sont venus pour passer une commande.
La Caste avait peu de moyens techniques, par contre elle possédait un fabuleux secret: la planète renfermait une huile capable de déplacer des tonnes de pierre en quelques instants. Hélas, suite à un malheureux accident, Othon se retrouve coincé sous un bloc de marbre, obligeant la Caste à dévoiler leur secret aux étrangers pour lui sauver la vie. Dès lors, les conséquences deviennent dramatiques car la nouvelle de l'huile magique et de ses merveilleux pouvoirs se répand très vite et tout le monde veut s'en emparer! S'en succède de nombreux envahisseurs, toujours plus forts. Quand un jour, débarquent 1500 guerriers de l'Endogarde Noire contre 150 guerriers de Marmola c'est sûr que ca demanderai réflexion. Mais pour Edna, la femme d'Othon, il en est hors de question de se rendre. Elle préfère mourir en guerrière plutôt que de soumettre et part au combat!

la caste des méta-barons 3
Othon brise les jambes de son fils pour l'immobiliser et pour qu'il ne fasse pas la même erreur que sa mère. Grâce à son courage, à sa ruse, Othon aidé de deux lieutenants réussit à vaincre les 1500 guerriers de l'empereur et de l'impératrice. La victoire est éclatante, mais de courte durée. La Caste sera obligée de négocier avec le couple impérial pour obtenir une nouvelle planète, un cheval (animal ultra rare) et un pourcentage des ventes de marbre. L'histoire ne fait que commencer et les rebondissements aussi.

Voilà, La Caste des Méta-Barons est un récit qui nous dépeint une famille condamnée à la violence, à la folie, pour perpétuer une tradition guerrière cruelle. 
Il ne sera pas rare de voir des scènes à caractère sexuelle, de nombreuses allusions aux attributs masculins. Ainsi que des thèmes comme l'inceste ou la modification d'une personne par la mutilation et la cybernétique. Des thèmes qui nous semblent peut être moins choquants en 2018 que dans les années 1990. Le tout sous les traits soignés, détaillés et expressifs de l'artiste argentin qui épousent parfaitement cette histoire de SF. 
Le début de la série est absolument génial, le milieu est hélas un peu gonflant et heureusement, la fin qui conclut sur Sans Nom rééquilibre le tout. A vous de voir si cette BD est à votre goût ou si vous envie de découvrir un style particulier, sinon passez votre chemin les amis.

la caste des méta-barons bilan


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