√ 🎮 Version jouée : Normale, PS5
√ 📆 Date de sortie : 25 mars 2022
√ 🔍 Genre : Action-aventure
√ 💼 Editeur : Bethesda Softworks
√ 💡 Développeur : Tango Gameworks
√ 👪 Classification : 12+
√ 👀 Mode(s) : Jouable en Solo
√ 🔊 Langue : Textes FR
√ 📋 Testé et écrit par : Karma
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🅹'ai acheté GHOSTWIRE TOKIYO en étant septique, car, je voyais bien qu'il y avait un environnement, une ambiance plaisante que ce soit au niveau cadre et mythes, mais j'avais aussi des doutes sur le reste. Tango Gameworks est un studio japonais à l'origine des The Evil Within 1 et 2. En somme, peu de jeux à leur actif et orienté horreur. Alors que vaut Ghostwire Tokyo, le jeu pour le changement de style du studio?
Je me suis vraiment mise dans l'ambiance quand j'ai commencé Ghostwire Tokyo, en fermant les rideaux et en activant le son spécial game de la barre de son, puis j'ai lancé la cinématique d'introduction. En la voyant, je ne sais pas pourquoi, j'ai tout de suite pensé au film Resident Evil Afterlife, sans doute à cause des plans sur un grand carrefour avec piétons, les parapluies et les immeubles bordés de publicités. En vrai, ce n'est pas si déconnant comme pensée surtout lorsque j'ai appris qu'il y avait dans l'équipe Shinji Mikami, le créateur de la franchise Resident Evil, ah ah! Cependant, Ghostwire Tokyo n'est pas du tout un jeu d'ambiance survival, horreur, c'est en fait un j'au d'action moderne dans une ambiance surnaturelle qui ne fera pas peur.
Lorsque le jeu commence, on découvre une ville qui d'un coup se retrouve déserte, tapissait d'un mystérieux brouillard, les gens disparaissent et des êtres étranges nommés Visiteurs parcourent les rues. Ce sont en réalité des yokai (des esprits, des fantômes, des démons, des apparitions étranges du folklore asiatique). On entend une voix qui cherche un corps à posséder, il s'agit de l'ancien détective privé KK qui trouve un corps en la personne de Akito Izuki qui vient d'avoir un grave accident de voiture entrainant sa mort. Le fait que KK le possède l'a en quelque sorte réanimé. Les évènements étranges sont causés par Hannya, un individu masqué que les deux hommes vont devoir pourchasser ensemble, à condition de s'entendre. Voilà, je dirais que l'histoire est vraiment intéressante, c'est plaisant de découvrir le folklore japonais au travers d'elle ou au travers des quêtes annexes. Vous pouvez évidemment lire les informations sur le lore du jeu pour le plaisir, pour votre culture personnelle ou l'ignorer. Pour moi, le jeu ne pêche pas de se côté, les soucis vont venir d'ailleurs.
Une fois lâché dans la ville, même si elle est plutôt grande, vous n'avait pas accès tout de suite à ce monde ouvert dans sa globalité. En effet, la ville est recouverte d'un brouillard qui vous tue si vous restez dedans. Ceci fait parti des mécaniques du gameplay, vous devez vous rendre à un Portail Torii pour le purifier, une fois cela fait, une nouvelle portion de la carte vous sera accessible. Vous n'êtes pas obligé de suivre la quête principale, vous pouvez vadrouiller dans Tokyo pour dénicher des items utiles à la progression du personnages et d'autres qui sont justes des collectibles. Par exemple, vous trouverez des Statues Jizo qui existent pour chaque élément du jeu (le vent, le feu et l’eau), elles augmentent la capacité maximale d’éther de l'élément en question. Les Reliques peuvent être échangées contre une belle somme d’argent auprès d’un Nekomata. Vous aurez aussi des Lieux Iconiques au nombre de 31 qui une fois tous trouvés vous donneront 100 points d'XP. Les autres sont les collectibles: les Notes de KK, les Tanuki et les Journaux vocaux. Vous rencontrerez aussi sur votre chemin des chats qui vous fourniront des indices sur des items qui trainent, mais aussi des chiens qui eux vous conduiront vers des trésors (souvent de l'argent) à condition de leur offrir des Croquettes parce que oui, une caresse ne suffit pas. Il y a aussi des jarres ou des neko qui une fois détruits vous lâches de l'argent. Si vous n'avez plus assez de munitions, vous n'avez qu'à détruire un des objets fantomatiques luisants, leurs appartenances rechargeant un des éléments de vos pouvoirs (par exemple, un aspirateur recharge le vent).
Toujours dans cette optique de dénicher des choses utiles, vous aurez évidemment des quêtes annexes via de gentils fantômes qui attendent votre aide pour pouvoir enfin passer de l'autre côté. Ces quêtes sont parfois rapides, parfois plus longues. Il y aura des Visiteurs pour vous barrer la route, et de petites énigmes à résoudre pour par exemple ouvrir une porte. Si vous êtes à cour de munitions, vous aurez toujours quelques items à briser pour en récupérer un peu, mais de base, il vaut mieux viser juste pour économiser nos stock. Tout comme nos deux héros, les entités qui les entourent ont une affaire restée inachevé, c'est une des thématiques de Ghostwire Tokyo, tout comme le deuil. Je n'en dirais pas plus pour ne pas gâcher la découverte du scénario et de son folklore. Je pense qu'il est nécessaire de faire des quêtes annexes parce qu'ils faut un paquet d'XP pour augmenter les pouvoirs d'Akito et se battre sans encombre contre certains Visiteurs coriaces. Même si les histoires des fantômes que vous aidez sont assez tristes puisqu'il y a toujours la notion de mort, tout rentre dans l'ordre grâce à nous et parfois les affaires à résoudre sont marrantes (je pense notamment à celle du mec dans les toilettes). Vous pourrez aussi sur votre chemin vous adonnez à la collecte d'âmes qu'il faudra ensuite aller transférer dans une cabine téléphonique afin de les échanger contre des points d'expérience.
Tous ces points d'expériences vous devez les injecter dans le menu des Compétences pour rendre viable Akito. Ses compétences sont divisées en 3 grandes catégories: Capacités, Tissage d'Ether et Equipement. Chaque catégorie propose une aptitude et ses améliorations. Par exemple, vous pouvez augmenter la quantité stockable d'un élément ainsi que sa cadence de tir. Pareil pour l'arc. Mais vous pouvez aussi faire en sorte que Akito vole plus longtemps, voit les cœurs des Visiteurs pour mieux les viser et les tuer plus vite. C'est très varié. Du coup, vous l'aurez compris, dans Ghostwire Tokyo on se bat non pas avec des armes (bon, à part l'arc mais il est moindre comparé aux pouvoirs) mais avec des pouvoirs tirés de l'Ether. Ils sont représentés à l'écran par des formes colorées selon l'élément employé: rouge pour le feu, vert pour le vent et bleu pour l'eau. Vous verrez également des filins de couleurs jaunes/orangés pour représenter les filins qui détruisent l'ennemi. Tous ces pouvoirs magiques de l'au-delà fonctionnent bien et offrent une cohérence au titre puisque nous sommes dans le surnaturel. L'emploi d'armes à feu n'auraient eu aucun sens si ce n'est la satisfaction de nous faire croire qu'on est puissant. Chaque élément n'aura pas le même effet sur les Visiteurs, même si en théorie vous pouvez les viser avec n'importe lequel, vous vous rendrez vitre compte que certain sont plus efficaces que d'autres.
Malheureusement, toutes ces idées finissent par tombées à plat, la sauce ne prend plus et j'en ai eu marre. Tout d'abord, l'histoire avance très très lentement pour s'attarder sur des choses peu intéressantes, c'est vraiment dommage car il y avait de l'idée. Qu'il n'y ai pas d'horreur dans ce titre ne m'a pas du tout gênée, cependant, je trouve qu'ils auraient pu faire plus d'efforts sur le côté "surnaturel effrayant" car à de rares occasions il y avait de supers idées qui apparaissaient à l'écran, comme les meubles qui changent de place, des choses qui apparaissent et donnent un rendu un peu dérangeant, des méchants qui donnent une impression de "ahhh c'est étrange"... La direction artistique est bien réussie (les effets visuels les pouvoirs, le rendu des ennemis, l'environnement, les décors...), le Tokyo dans lequel on évolue est plaisant avec son réalisme et ses néons enchanteurs. Malgré tout en mode Qualité le jeu montrait de nombreuses latences, c'est pourquoi j'ai dû passer en mode Performance. Côté musique, j'avoue que je n'ai pas fait plus attention que ça, mais je peux vous dire une chose: le bruit que font les Tengu dans les airs est horrible et agaçant comme pas possible parce qu'en plus on les entend de loin. La durée de vie du jeu est assez courte, environ 10h en ligne droite, mais est-ce un mal? Pas forcément, vu le nombre de jeux qui s'éternisent de plus courts ça change. Le soucis vient d'ailleurs: l'ultra répétition! Au début ça va, puis, on s'en rend compte, le jeu manque cruellement de variété, le rythme est cassé.
Pour conclure je dirais que Ghostwire Tokyo a une bonne thématique, un lore qui fait mouche, une ville belle et coloré malgré la désertification. Mais choisir entre les graphismes et la fluidité c'est énervant. On sent bien que Bethesda a voulu offrir une expérience surnaturelle avec un concept et un gameplay innovent, mais ils sont entachés par l'un des plus gros défaut du titre: la répétitivité, puis le manque de rythme. Je ne vais pas vous mentir, je ne l'ai même pas terminé, j'ai préféré passer à un autre jeu de ma pile. Le jeu n'est pas mauvais en soi, il offre un certain plaisir, mais il n'a pas tenu ses promesses ce qui a dû en décevoir plus d'un.
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