jeudi 11 octobre 2018

[JEUX VIDEO] >OBSERVER_

>Observer_ bannière
>Observer_ jeu
OBSERVER

Date de sortie : 15 Août 2017
Genre : Survival-Horror, Réflexion
Editeur(s) / Développeur(s) : Bloober Team et Aspyr Media
Classification : +16
Mode(s) : Jouable en solo
Langue : Voix en anglais, textes en français
Testé et écrit par : Karma
Partenariat : Terminals


Hey oui! J'ai remis le couvert avec la Bloober Team. Mais la vérité, c'est que j'ignorai complètement que >Observer_ était aussi développé par eux. Je m'en suis rendue compte en cours de partie, à cause d'une scène où j'ai reconnu un tableau utilisé dans Layers of Fear (c'est la 3ème screenshot que j'ai mis dans l'article). J'avais été agréablement surprise par l'ambiance et l'atmosphère de Layers of Fear. Dans Observer, c'est un level au-dessus.

>Observer_ 1Voici le plot: Nous sommes en Cracovie, en 2084. Le monde se reconstruit après la grande guerre technologique qui a ravagé le monde. On découvre un personnage, Dan Lazarski. Ce personnage à grosse voix énigmatique est celui que l'on incarne. C'est un inspecteur de police qui a le statut particulier de Observer. C'est à dire, qu'il a le droit de connecter un câble sur la tête d'une personne pour pénétrer dans son esprit afin d'enquêter. Le pays est crade, la misère est partout, les riches sont riches et les pauvres plus pauvres. Les gens sont parqués pour être mieux surveillés. "La vie" n'est plus, car désormais on vit chacun enfermé chez soi, reclus dans sa saleté. Je ne l'invente pas, vous pourrez voir cela de vos propres yeux. Les gens préfèrent évoluer dans une autre réalité qui devient comme drogue (le pouvoir en place les y pousse de toute manière). Tout le monde se shootent, tout le monde est retapé avec des pièces technologiques, les gens sains d'esprit sont rares, et tout est bon pour se faire de l'argent. A cela, s'ajoute les rebelles au pouvoir et les terroristes.

Alors que nous sommes dans notre voiture, une affaire apparaît à l'écran. Le meurtre d'un homme dans une cité. On apprend que l'homme en question est notre fils dont on a perdu le contact il y a plusieurs années. Adam, c'est son prénom, a piraté une ligne pour nous envoyer un message étrange, en privé.
C'est à partir de là que l'on va découvrir ce qui va devenir notre terrain de jeu pour un très long moment: un énorme immeuble. Vous savez, ceux construits comme un petit complexe où on peut tout avoir sur place (logements, petits commerces, intendance etc...). On doit mener l'enquête, fouiller les lieux et interroger les gens. Sur place, on a la possibilité de faire appel à des lentilles ou se connecter au cerveau d'une personne. Nous avons 3 sortes de lentilles avec lesquelles on peut switcher: une lentille à filtre numérique qui détectera tout objet électronique. Une lentille à filtre organique qui détectera toute trace ou objet "organique" tel que du sang, des cheveux... Enfin, une lentille infrarouge pour voir dans le noir.
Ces capacités sont à utiliser avec parcimonie, car elles ont des conséquences sur la santé de Dan. En effet, les utiliser lui provoque une grande fatigue et des parasites numériques (qui du coup nous gène aussi à l'écran puisqu'on voit à travers ses yeux). Pour stopper ces effets indésirables, il faut s'injecter la drogue Synchrozine. La première dose est fournie, ensuite il faudra en dénicher.

>Observer_ 2L'exploration d'esprit: Comme je l'ai dit, mener l'enquête passe par des interrogatoires directement dans l'esprit des gens. Chaque plongeon comporte des risques car Dan ne sait plus si il est encore dans le monde de l'esprit de la personne ou dans la réalité. Mais surtout on vit le transfert dans la peau de la personne qu'on observe. D'ailleurs, on notera que la sortie est souvent rude. C'est encore pire dans les esprits de personnes décédées.

Bloober Team a vraiment essayé de nous montrer et de nous faire ressentir les peurs des gens, leurs tourments et leurs secrets. Le tout réinterprété car nous sommes tout de même dans les méandres complexes du cerveau.

L'exploration des lieux: Pour avancer dans le jeu, il faut fouiller à la recherche d'indices sur des objets, des documents, ou via des ordinateurs. Il arrivera de devoir repasser par un endroit que l'on a déjà visité pour valider quelque chose, comme un code de porte. L'immeuble est habité, mais à part le concierge, on ne verra jamais d'autres personnes. D'une part à cause de l'Etat d'urgence qui confine les gens, et d'autre part parce que les locataires ne souhaitent pas être confrontés à un Observer. Je ne sais pas si ce choix est pour des raisons technico-économiques, dans tous les cas ça renforce l'idée d'isolement, de solitude et d'atmosphère lugubre pour nous joueurs.
Tout comme dans Layers of Fear, on peut prendre des objets, les regarder et zoomer dessus. On peut ouvrir tout ce qui a des portes (placard, réfrigérateur, porte, poubelle). La quête principale est assez courte si vous ne prenez pas le temps de regarder, fouiller et parler aux gens via les interphones. De plus, si vous ne le faites pas, vous passerez à côté de quêtes annexes.

>Observer_ 3
Dans Observer le monde fait peur. Il n'y aura pas de scènes qui vous feront sursauter comme dans LOF, ils ont plutôt misé sur la peur psychologique. La peur d'un futur possible. La peur d'un monde qui connait trop la guerre, qui oublie l'aspect humain. Un monde qui pousse la technologie toujours plus loin, à tel point que l'homme est déshumanisé. Chaque être humain rêve à être modifié grâce à des apports technologiques et ce, malgré une grande peste appelée nanophage qui a fait de très nombreuses victimes. Les gens vivent dans la peur constante de la maladie, des autres et de leur conditions. Ce sont désormais les lobby technologiques qui règnent en dictature à peine cachée, faisant tout pour discipliner le peuple, lui faire acheter ses produits et le contrôler (d'où les Observer). Les habitants cherchent du réconfort dans les drogues et dans les réalités virtuelles. La plupart ne prennent même plus la peine de vivre dans le vrai monde et deviennent fou à force de rester connectés.
C'est sûr que moi perso ça ne me donne pas envie! Autant être morte que d'avoir une telle vie. Et encore, je ne vous ai pas parlé des gens enfermés dans des mini pièces parce qu'ils sont diagnostiqués touchés par le nanophage (vous serait bien surpris par les informations à la fin du jeu à ce sujet!). Ou les gens possédants beaucoup d'argents qui passent des commandes à des trafiquants d'organes! Toute la vision de la vie est déprimante dans Observer. Le pire, c'est que l'idée va encore plus loin, car elle va aussi toucher notre personnage.

>Observer_ 4
Si l'idée de départ est d'enquêter sur le meurtre de l’appartement 007, l'histoire sera en vérité bien plus complexe. Entre ce qui se passe dans l'immeuble, ce qui découle des faits avec Adam et ses acolytes, je peux dire que le suspens est riche. De plus, le rebondissement de fin est sympathique.

En parlant de fin, sachez que vous serez confrontés à un choix final qui résultera sur une des deux fins de jeu possible. J'ai eu connaissance de la fin que je n'avais pas eu, et je peux vous dire que quelque soit la fin obtenue, ça finira mal... La Bloober Team n'est décidément pas très optimiste, ni joviale avec ses fins. Ce n'est pas pour me déplaire.

Voilà, maintenant vous le savez, Observer fait peur car il se base sur un futur probable. Un futur que Bloober Team a bien travaillé. Parfois, l'image n'est pas au top mais c'est carrément suffisant. De même, nous évoluons dans le même immeuble, dans les mêmes couloirs et vers la fin dans quelques nouveaux lieux, sans que ça m'ai dérangé. Pourquoi? Parce que les phases dans les esprits ou les réalités modifiées que subit Dan Lazarski sont prenantes, surprenantes et recherchées. J'attends le prochain jeu avec impatience. A bientôt chers lecteurs, pour un jeu très différent.

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© Ce sont mes propres screenshots, merci de ne pas vous en servir sans mon accord.

mardi 9 octobre 2018

[ANIME] GANTZ:O

GANTZ:O bannière
GANTZ:O 1
A la base, je voulais absolument voir le film live action Ajin, pour faire ma partie 2 de mon article. Mais comme il est trop récent je ne l'ai pas trouvé, du coup, je me suis rabattue sur Gantz:O que me proposait gentiment Netflix. Gantz:O est un film en animation de synthèse, édité en 3D CGI. Ce film, a été produit en 2016 et est disponible en VOD depuis 2017. Du coup, il a été entièrement doublé en français.

Pour vous situer, l’histoire traité dans Gantz:O est une adaptation de l'histoire racontée dans les tomes 21 à 26 du manga Gantz (37 tomes commencé en 2000) écrits par Oku Hiroya. Cette partie, appelé Arc Osaka, aura même droit en 2016 à une publication à part en anthologie de 3 volumes, nommée Gantz Osaka.

Le film est assez dur à comprendre si vous n'avez jamais vu la série ou au moins les 2 films live. Car l'univers est assez complexe. De plus, comme l'histoire racontée ici vient d'un arc, le film ne revient pas sur ce qui a pu se passer avant ou en même temps. Pourquoi je dis "en même temps"? C'est parce que l'arc se déroule en même temps que ce qui se passe à Tokyo.

GANTZ:O 2
Attention, c'est une adaptation donc l'histoire est un peu différente du manga (personnage en moins, héros différents etc). On suit Masaru Kato, un jeune lycéen qui vit seul à Tokyo avec son frère. Ils ont perdu leur parents lors d’un accident de voiture et Kato travaille dur pour subvenir aux besoins de son frère. Un jour, dans une rame de métro, Kato assiste à une agression au couteau par un psychopathe. Personne n'aide, mais lui il fonce. Malheureusement, il se fait lui-même poignardé et décède. Pourtant, il se réveille dans une pièce en compagnie d’autres personnes. On lui explique qu’il fait parti d’un jeu organisée par une boule géante noire, nommée Gantz. Il doit combattre des extraterrestres qui tuent, mangent les humains et détruisent les villes. Chaque aliens tués rapportent quelques points, alors que les boss rapportent gros. Une fois 100 points accumulés, ils peuvent choisir entre 3 bonus: de meilleurs équipements, réanimer un partenaire mort au combat ou bien de sortir du jeu avec la mémoire effacée.

Ce qui est particulier avec Gantz, c'est que chaque adaptations à une histoire qui diffère du manga papier. Pour un lambda ça permet de ne pas "subir" un sentiment de déjà vu ou une monotonie. Pour les fans, c'est à double tranchant: soit c'est cool car on profite un peu plus de l'univers Gantz, soit on n'en peut plus. Personnellement, si j'ai regardé Gnatz:O c'est parce que je voulais voir la qualité de l'animation, car l'histoire n'a au final pas de réel intérêt.

GANTZ:O 3
Il existe également deux films: Gantz, de Sato Shinsuke, sorti en 2011 avec Ninomiya Kazunari qui joue Kei Kurono et Matsuyama Kenichi qui incarne Kato Masaru. Et sa suite, Gantz : Perfect Answer, sorti la même année. J'avais trouvé le premier moyen, mais intéressant. Le deuxième, était déjà plus cool. 

J'essai de regarder les adaptations live car j'ai toujours la curiosité de voir en "vrai" un anime, même si très peu valent le coup. J'avais fait un article sur le premier film mais hélas il a disparu avec les blog Gamekult. Par contre, mon article sur le second film vous pouvez le lire ici: Gantz Revolution (oui, c'est le même film Perfect Answer, c'est qu'ils ont eu la super idée de le renommer...).

Bref, je reviens sur Gantz:O pour conclure. Gantz:O s'inscrit dans la pure tradition du seinen, avec tous ses ingrédients: de l'actions, des clichés (combinaison plus moulante que moulante lol, des femmes potiches à gros flingues, des seins outranciers, un héros super héros, des mauvais garçons bouhhh qu'ils ont une sale moral, un vieux qui fout rien et qui d'un coup se sent pousser des balls etc...). L'animation en 3D CGI est de bonne qualité, je ne comprends pas certaine critique que j'ai pu lire. Ce n'est pas l'animation qui est ratée, c'est le scénario.

MA NOTE: 10/20




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vendredi 5 octobre 2018

[JEUX VIDEO] LAYERS OF FEAR

Layers of Fear bannière
Layers of Fear jeu
LAYERS OF FEAR

Date de sortie : 27 Août 2015
Genre : Survival-Horror, Réflexion
Editeur(s) / Développeur(s) : Bloober Team et Aspyr
Classification : +16
Mode(s) : Jouable en solo
Langue : Voix en anglais, textes en français en appuyant sur la touche "Espace"
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Sortie en août 2015, Layers of Fear a été développé par la petite équipe Bloober Team et édité par Aspyr Media. C'est un jeu indépendant qui date certes un peu mais je trouve qu'il reste valable en 2018.

Layers of Fear 1
Je mets le jeu en route, je ne sais pas qui je suis. En tout cas, c'est un homme, car je parle avec une voix masculine. Pendant un très long moment, je ne sais pas qui je suis. Je sais juste que je connais la maison dans laquelle je rentre. On dirige le personnage à la première personne et une fois dans le manoir, on ne le quittera plus. Point d'action, point de combat. Dans Layers of Fear on explore, on collecte et on essai de comprendre.

Le manoir est joli, on découvre une architecture et un décor du XIXe siècle. Ce cadre Victorien offre également de grands chefs-d'oeuvre. Pour moi qui aime l'Art je suis enchantée. Je vais y venir plus en détails après. Le manoir est vide, seul un rat cour, un détail qui a de l'importance. Une fois la clé en poche, on peut franchir la pièce qui était fermée. C'est un atelier. Après avoir tout observé, je me dirige naturellement vers le chevalet. Je retire le drap, la toile blanche n'a qu'un trait grossier de couleur rouge. On apprend que c'est notre maison, notre tableau. Pas n'importe quel tableau, le magnum opus (œuvre de toute une vie ou la plus importante d'un artiste) de notre personnage.

L'Art est donc très présent dans le jeu et vous aurez déjà remarqué quelques tableaux en visitant le manoir. Des tableaux qui pour ma part, sont certes intéressants et "beaux", mais aussi très curieux et lugubres. 
Voici une liste exhaustive de ceux que vous pouvez rencontrer: Le Cauchemar de Johann Heinrich Füssli. Le portrait d'Antonietta Gonsalvus par Lavinia Fontana qu'on verra souvent. Le Sabbat des sorcières et Saturne dévorant un de ses fils de Francisco de Goya. Past and Present, No. 1 de Augustus Leopold Egg qui m'a choqué vu le rapprochement que je ne pouvais pas m’empêcher de faire avec nos personnages. L'enlèvement de Ganymède par Rembrandt. L'Homme au turban rouge, tableau de Georg Christof Grooth et Jan van Eyck. L'Abbaye dans une forêt de chênes, de Caspar David Friedrich
Je ne pense pas que le choix des œuvres par le studio étaient anodines, car personnellement je vois bien les rapprochements moraux et les états psychiques avec les personnages qui ont voulu être fait.
Layers of Fear 2
Le Cauchemar à gauche - L'abbaye dans une forêt de chênes à droite
Layers of Fear 3
Saturne dévorant un de ses fils - Le portrait d'Antonietta Gonsalvus - L'enlèvement de Ganymède
Layers of Fear 4
Past and Present, No. 1 décrit le moment où le bonheur domestique de la famille est brisé, pas anodin comme choix
En fait, on comprend bien après que le peintre veuf a kidnappé sa petite fille car il se sentait seul après la mort de sa femme, il n'avait pas d'autre famille. Il a évidemment été arrêté et son entrée dans la maison coïnciderait avec sa libération suite à son arrestation. Est-ce à partir de là qu'il réalise ce qu'il a fait, son attitude, sa chute? En tout cas, il fait le point avec nous et entreprend son magnum opus. Dès la première couche, on rentre au plus profond de son esprit tourmenté! On vit ses hallucinations avec lui. Le jeu commence vraiment.

Layers of Fear 5
[Gros Spoiler à partir d'ici, car le scénario est très important] On découvre un homme, un jeune peintre ambitieux qui utilisait sa femme pianiste comme modèle vivant pour sa peinture. Ils s'aiment. On le sait grâce aux lettres, aux coupures de presse et aux photographies parsemées dans tout le manoir. Elle fait carrière dans la musique. Elle tombe enceinte d'une adorable petite fille. Après l'accouchement de sa femme, il décide de consacrer plus de temps à ses peintures. C'est à partir de ce moment précis que pour moi tout bascule dans la vie de ce couple que l'on suit et que l'on va suivre.

A partir du moment où on sortira de l'atelier, la folie du peintre se traduira dans la construction de la maison. En effet, la maison devient ultra lugubre, on avance dans une pénombre, on peut allumer les lampes mais ça ne me rassurais pas pour autant. Quand on passe par une porte par laquelle on était déjà passé, ce n'est plus la même pièce devant nous. Ou la porte disparaît. C'est un labyrinthe architectural représentatif du labyrinthe du cortex de ce peintre fou! J'ai beaucoup aimé ce procédé.

Il devient obsédé par son travail à quoi s'ajoute le manque d'inspiration. Du coup, la femme se retrouve à élever seule leur enfant. Pour nous montrer l'abandon de l'enfant, le studio utilise les jouets, plus précisément les poupées. Choix judicieux car qui ne trouve pas les poupées et les cris d'enfants flippants? On notera d'ailleurs l'ambiance sonore extrêmement bien réussie ce qui contribue au plaisir de jouer.

Layers of Fear 6On continue. Il stress, il boit, tout le dérange. On retrouvera souvent lors de l'exploration des cadavres de bouteilles. Il tue le chien parce que selon lui il faisait trop de bruit. On sent que la psychose arrive. Surtout quand il est persuadé que des rats envahissent la maison. C'est d'ailleurs plutôt rigolo car cet envahisseur qualifié par lui de "monstrueux", nous montrera parfois gentiment le chemin.
Son état empire, il devient schizophrène. Le jeu nous fait bien ressentir tant par écrit que par les visions de l'homme, l’oppression et l'environnement malsain qui régnait dans la famille. Les tableaux changent en "mal", une matière noire envahie la maison. Le beau devient laid. Il y a des pleures, des cris, à la place des rires et de la musique.
En plus de la détérioration de son talent, il change de vision artistique. Sa peinture est devenue dérangeante, grotesque, gore, on le voit notamment dans son travail d'illustrations pour le Petit Chaperon Rouge. Il est agressif envers ses proches et les gens avec qui il travaille. Sa femme le quitte et s'en va. Un jour, il reçoit un appel pour le prévenir que le magasin où elle se trouvait à pris feu. Leur enfant s'en est sorti mais sa femme est gravement brûlée et handicapée.

Après cet accident, elle revient vivre avec lui. Evidemment, le comportement du mari n'a pas changé, il est même pire. Elle essai de s'en sortir malgré la total négligence de l'homme. Mais désormais, si autrefois elle était sa muse, maintenant il pense qu'elle manque de "beauté". Cette femme qui a tend subi aurait mérité de l'aide, mais à la place il l'a entraîné en enfer. On comprend qu'elle finisse par se suicider dans la salle de bain. En trouvant des objets lui appartenant dans le manoir, on pourra entendre des témoignages touchants.

Layers of Fear 7
Toute l'exploration du manoir ne sert pas qu'à comprendre le passé de la famille. Il sert à collecter les objets qui serviront au magnum opus du mari. Des objets atroces... En effet, il croit qu'il a besoin de sa femme, des parties de son corps! Nous devons donc trouver six parties pour travailler la peinture: la peau pour la toile, le sang comme pigment, la moelle osseuse comme première couche, les cheveux pour le pinceau, son doigt pour faire des effets et son œil pour avoir un spectateur...
[FIN DU SPOILER]

A la fin, selon les objets collectés, vous obtiendrez une des 3 fins alternatives du jeu. Vous le saurez selon le résultat obtenu sur le tableau: Soit se portrait de la femme, soit le portrait de la femme avec son bébé, ou le portrait du mari. Chacune aura une chute différente avec une incidence plus ou moins grande sur le peintre.
J'étais vraiment prise dans l'ambiance du jeu, les effets sonores et visuels ont eu raison de moi à quelques reprises car j'ai sursauté lol. Moi qui débute dans ce style de jeu, je n'ai pas été déçue.

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Layers of Fear bilan


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mercredi 3 octobre 2018

[SERIE ANIME] AJIN Part.1/2

Ajin bannière
Ajin affiche
L'adaptation du manga Ajin en série télévisée d'animation est annoncée en septembre 2015. Celle-ci est réalisée au sein du studio Polygon Pictures par Hiroaki Ando et Hiroyuki Seshita, D'après le scénario de Hiroshi Seko et avec des compositions de Yugo Kanno. La série est diffusée initialement à partir du 16 janvier 2016 sur MBS au Japon, puis est disponible en streaming sur Netflix dans le reste du monde. La première saison de la série comporte 13 épisodes de 24 minutes.
Début septembre 2016, le site officiel de l’anime annonce que la seconde saison de l’anime sera diffusé sur MBS et TBS à partir du 7 octobre, et sur BS TBS à partir du 8 octobre 2016. Et toujours en streaming sur Netflix.

Le pitch: On découvre qu'il existe dans le monde des Ajin, des humains/êtres immortels avec une espèce d'aura noire. Ces êtres sont très rares, il y en aurait environ 45 dans le monde. Le dernier qui a été aperçue remonte à 17 ans avant les faits de l'histoire de l'anime. C'était en Afrique, sur un champ de guerre. Du coup, une étrange organisation gouvernementale tente par tous les moyens de les capturer afin de mener des expériences scientifiques sur eux. Ils prônent la dénonciation et offre des récompenses. Les gens ne savent pas au final ce que endurent les Ajin, alors que le spectateur lui voit la barbarie de l'organisation gouvernemental.
Puis, vient Kei Nagai, un jeune étudiant qui se fait renverser par un camion devant des camarades d'école. Il meurt sur le coup, quand quelques minutes plus tard il ressuscite mystérieusement. C'est un Ajin! Sa vie de lycéen bascule à cet instant car il est désormais considéré comme un monstre par les uns, vu comme un ennemi par les autres, et pourchassé par l'organisation.
Ajin personnage
Hormis les Ajin, l'anime n'a pas grand chose de nouveau à proposer. Car les thématiques des gens différents qui ne sont pas acceptés par la société sont souvent abordées dans tous les types de supports. Par contre, vous remarquerez très vite que la série est tournée en motion capture et en 3D. C'est sûr que si on n'aime pas le style, ça rebute direct. Moi, j'aime bien, ça change.

Ajin 2 affiche
Revenons-en au personnage principal Kei. Je ne sais jamais comment le prendre. Il est limite agaçant, j'avais envie de le frapper lol. Agit-il pour protéger sa famille ou les Ajins? Ou est-il juste un égocentrique qui veut se tirer d’affaire? On ne sait pas trop, il est versatile.
Physiquement et moralement je dirais qu'il est normal, c'est un ado, il m'agace, mais je ne peux pas m'empêcher de me demander comment nous, nous réagirions. Ça le rend humain.
De même, vous remarquerez très vite que parfois nous ne savons pas pour qui prendre parti. Kei? car il a le droit de vivre. Les Ajin? car ils n'ont rien demandé et ils peuvent aider la société grâce à leurs capacités. Le gouvernement? Car certains Ajin sont fous, tuent, et leurs immortalités pourrait être utilisé à des fins médicaux. Au final, on se rend compte que c'est un peu plus que "il y a des gentils et des méchants".

Autre point, la série n'abonde pas d’action. En effet, c'est la réflexion sur la condition humaine et ses limites qui sont au cœur de cette série animé. Diverses questions existentielles sont abordées comme le rapport à la mort, la monstruosité des êtres humains, l’individualisme.

Ce qui la fout mal dans Ajin, (selon moi), c'est que les autorités (police, armée) sont très présentes, pourtant elles sont complètement débiles et même ridicules. L'exemple dont je me rappelle le mieux (car pour moi c'est le pire), c'est quand Satou est emmené sur le brancard par l'unité d'élite spécialement entraîné pour les Ajin. Le fusil, ils le laissent à côté de lui sur le brancard... si si.
Ajin 2 image 1
Le manga papier à eu plusieurs récompenses, pourtant moi je n'accroche pas. Car c'est brouillon, chiant et au finale la série ne répond pas à la plupart des questions qu'elle soulève. Je vais tout de même tenter le film live action.
MA NOTE: 10/20



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